A Saint-Denis, Kristina, mère courage de deux enfants épileptiques, risque de se retrouver à la rue

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L'appel de détresse de Kristina qui se retrouve sans logement avec ses deux enfants épileptiques
L'appel de détresse de Kristina qui se retrouve sans logement avec ses deux enfants épileptiques ©Delphine Gérard
Kristina risque de se retrouver d'ici peu à la rue avec ses deux enfants qui souffrent d’épilepsie. Cette mère de famille dionysienne avait pour projet de s’installer dans l’Hexagone avec son fils et sa fille. Lâchée par un proche, elle a dû abandonner son projet alors que son préavis a été déposé pour le mois de juillet.

L’appel de détresse d’une mère courage... D'ici quelques jours, en ce début du mois de juillet, Kristina pourrait se retrouver à la rue avec ses deux enfants qui souffrent d’épilepsie. Suite à son projet d'aller s'installer dans l'Hexagone avec son fils et sa fille, cette Dionysienne âgée d'une cinquantaine d'années avait déposé un préavis dont l'échéance arrive à son terme. Mais voilà, le proche qui devait les aider leur a fait faux bond.

Sans emploi, Kristina se retrouve ainsi sans aucune solution à quelques jours de son déménagement. Sa fille qui devait initialement poursuivre ses études en métropole s'est finalement inscrite à l’université du Tampon, mais pour l’instant, ses demandes de logements sociaux sont restées sans réponse.

Des demandes de logements sociaux sans réponse

Lourdement handicapée par ses crises répétées d'épilepsie, la jeune adulte ne peut envisager de ne pas être accompagnée par sa mère qui doit également s'occuper de son frère qui souffre de la même pathologie.

"Mes deux enfants vont être suivis au centre neurologique de Saint-Pierre, explique Kristina. Mon fils va continuer ses séances d'orthophonie sur le Tampon mais il me manque juste un logement !" Et sans adresse, les démarches d'accompagnement de son fils, notamment d'AESH, sont bloquées. Kristina a pourtant remué ciel et terre.

L'assistance sociale du Département sollicitée

Alors la mère de famille a décidé de se tourner vers les Réunionnais et les services sociaux des différentes collectivités. La mairie du Tampon, par exemple, s’est rapidement penchée sur ce cas sensible mais celle-ci renvoie Kristina vers le Département, ses quotas de logements sociaux étant réservés aux habitants de son territoire.

De son côté, le Conseil départemental qui s'est finalement saisi du dossier a convenu d'un prochain rendez-vous. Kristina devrait rencontrer une assistante sociale de la collectivité d'ici quelques jours.