La CGTR Spektak quitte la Fabrik après deux semaines d’occupation

culture saint-denis
La Fabrik occupée par le CGTR Spektak
©Patrice Atchicanon / Page Facebook CGTR Spektak

La CGTR Spektak annonce le levée de l’occupation des locaux de la Fabrik à Saint-Denis. Mobilisés depuis quinze jours, ces acteurs de la culture péï souhaitaient interpeller les autorités pour une meilleure gestion de la crise sanitaire. Le mouvement n’est pas terminé pour autant

Le 14 mars dernier, une trentaine de membres de la CGTR Spektak investissait le Centre dramatique national de l’Océan indien (CDNOI), dans leurs locaux de la Fabrik, à Saint-Denis, en appelant à une "révolution culturelle". Quinze jours plus tard, le syndicat annonce la levée de cette occupation.

Pour ces acteurs du monde culturel local, il s’agissait d’interpeller le gouvernement et les autorités locales sur la gestion de la crise sanitaire. Bien qu’épargnés, comparé aux mesures de fermeture prises dans l’Hexagone, les artistes péï et leurs camarades techniciens déplorent le fait de ne pas être impliqués dans les décisions prises pour faire face à la situation sanitaire, notamment avec la mise en place du couvre-feu de 18h à 5h.

Occupation de La Fabrik par la CGTR Spektak
©©Facebook CGTR Spektak

Un mouvement à présent "itinérant"

Après deux semaines d’une occupation animée notamment par des débats, la CGTR a décidé de poursuivre le mouvement différemment. Le syndicat indique ainsi qu’il va "entamer une itinérance dans les lieux de cultures des autres micros-régions de l’île".

Ce départ s’explique par la dégradation des relations avec la direction du CDNOI, alors que celle-ci soutenait initialement le mouvement et qu’un protocole avait été signé à l’installation des membres de la CGTR.

Des tensions avec la direction du Centre dramatique

"La direction n’arrêtait pas de nous provoquer verbalement, prétextant le non-respect des gestes barrières et pire encore, accusant la CGTR Spektak et le collectif d’occasionner un danger grave et imminent pour leur personnel", explique le syndicat qui réfute en bloc au passage ces accusations.

La CGTR Spektak assure avoir respecté à la lettre le protocole d’occupation. Le syndicat en profite pour "remercier chaleureusement les 390 visiteurs qui se sont déplacés pour nous rencontrer dans le cadre de notre occupation de "La Fabrik". Nous remercions aussi les 326 personnes qui ont signé à ce jour notre pétition de soutien en ligne qui expose nos revendications nationales, mais aussi locales".

"Cette résidence sur le site de La Fabrik, nous a aussi permis de recueillir un nombre important de vos témoignages, propositions, rêves et utopies. Ce "Bureau des Amours", plébiscité par les acteurs de la Culture, démontre le bien fondé de notre action", défend ces acteurs de la culture.