Présidentielle : des étudiants réunionnais se mobilisent pour l'écologie avant le second tour

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Manifestation d'étudiants avant le second tour à l'université de La Réunion au Moufia
A l'approche du second tour, un groupe d'étudiants appelle les jeunes réunionnais à voter majoritairement pour le programme qui répond au mieux aux enjeux écologiques ©Hermione Razafinarivo
Ce vendredi matin, des étudiants ont tenté d'organiser un "blocus" sur le campus du Moufia afin de sensibiliser leurs camarades sur l'importance du vote et la question environnementale. Interceptés par les vigiles de l'université, ils se sont installés à l'entrée du site.

Un groupe d'étudiants réunionnais appelait leurs camarades, ce vendredi 22 avril, à participer à un blocus sur le campus du Moufia, ce matin, dans le cadre du second tour des élections présidentielles qui ont lieu dimanche.

Arrivés tôt sur le site de l'Université de la Réunion, ils ont été invités par les vigiles à quitter les lieux, alors qu'ils avaient déjà commencé à installer leurs banderoles et leurs affiches, relatent Sarah Alpou, la porte-parole de ce groupe.

Un débat organisé à l'entrée de la fac

Qu'à cela ne tienne, les étudiants ont décidé de se poster à l'entrée du site, à hauteur du snack. Rendez-vous a été donné à midi pour un temps de débat. Ces derniers estiment que l'écologie n'est pas assez prise en compte dans les programmes des deux candidats de ce second tour.

Pour autant, ils appellent à ne pas voter pour Marine Le Pen, comme le souligne le mouvement étudiant Ekovot' qui était également mobilisé sur l'action de ce matin. "On n'a pas 5 ans pour sauver la planète", ont-ils ainsi affiché sur les murs du gymnase universitaire.

Un mouvement qui n'est pas apolitique

Déçus des résultats du 1er tour, ces étudiants appellent à une mobilisation massive à l'occasion des prochaines élections législatives. Ce mouvement table sur une victoire massive du parti de la France insoumise "afin d'arriver à une cohabitation avec le futur gouvernement".

Ils espèrent ainsi que Jean-Luc Mélenchon, plébiscité massivement dans les Outremer, accède à Matignon, comme le candidat malheureux l'a lui-même déclaré. "Il ne faut pas tourner autour du pot, nous assumons notre soutien pour l'Union populaire", tranche Sarah Alpou.