Drogue : un an de prison ferme pour l'employé communal de Saint-Louis

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Le tribunal de Saint-Pierre.
©Imaz Press
L'employé communal de Saint-Louis impliqué dans une affaire de trafic de drogue a été condamné à un an de prison ferme ce vendredi. L'homme importait de la résine de cannabis qu'il se faisait livrer par colis postaux pour les revendre dans son quartier.

L'affaire avait fait grand bruit dans la commune de Saint-Louis. Elle s'est dénouée au même moment que le démantèlement de nombreux trafics de stupéfiants dans le Sud de l'île. Mais les dossiers étaient distincts. 

Dans le cadre de Rodolphe Amouny, les faits remontent à janvier 2019. Pendant deux ans, l'employé municipal s'adonne au commerce illicite de résine de cannabis, qu'il se procure en se faisant livrer des colis postaux en provenance de l'Hexagone. Les enquêteurs le soupçonnent même d'importer de l'ecstasy et de la cocaïne.

Une longue enquête

Un important dispositif est déployé. Les communications de l'individu sont placées sous écoute judiciaire. De nombreuses auditions sont effectuées. Au total 24 personnes sont entendues par les gendarmes de la section de recherches de Saint-Pierre. Jusqu'à l'interpellation et l'audition de Rodolphe Amouny en juin dernier. 

Placé en détention provisoire, le Saint-Louisien a été jugé ce vendredi dans le cadre d'une procédure de comparution immédiate différée. Son avocat ayant demandé un délai pour préparer sa défense. 

A l'audience, l'homme âgé de 32 ans a bien reconnu avoir revendu de la cocaïne et de l'ecstasy mais il a nié en avoir importé. "On m'en a donné. Comme je n'en consomme pas, j'en ai revendu" a-t-il déclaré. Le ministère public a demandé la relaxe pour l'importation de cocaïne et d'ecstasy, requérant en revanche deux de prison ferme pour importation non déclarée et revente de résine de cannabis et de produits du tabac. Une peine assortie d'une interdiction d'exercer dans le cadre de la fonction publique pendant cinq ans, ainsi que la confiscation de son arme. 

Relaxé pour importation de cocaine et d'ecstasy

Pour Maître Norman Omarjee, le défenseur du prévenu, "les réquisitions étaient disproportionnées eu égard aux faits réellement reprochés à mon client et je me réjouis que le parquet m'ait entendu dans ma demande de réduire sa peine".  

Rodolphe Amouny a finalement été condamné à une peine d'un an de prison ferme. Il a été relaxé pour importation de cocaine et d'ecstasy. L'interdiction d'exercer dans la fonction publique n'a pas été retenue. Son arme, elle, a été confisquée par les gendarmes. L’argent issu de son commerce illicite a été saisi sur les comptes. 

A l'issue de son procès le Saint-Louisien est retourné en prison pour une année ferme.