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Affaire des loyers marron : inéligibilité et prison avec sursis requis contre Ibrahim Patel

L'avenir politique d'Ibrahim Patel, président de la CCIR et élu de la région, est clairement en question devant le tribunal correctionnel ce vendredi matin. Le parquet vient de requérir 8 mois de prison avec sursis, 5 ans d'inéligibilité et 10 dix ans d'interdiction de gérer une société 

© Réunion La 1ère
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  • Par Fabrice Floch
  • Publié le , mis à jour le
Procès Ibrahim Patel, loyers marron
Reportage  -  Réunion La 1ère  -  Jean-Claude Toihir / Alexandra Pech
Ibrahim Patel, président de la chambre de Commerce et d'Industrie de La Réunion, poursuit, ce vendredi 15 février 2019, son parcours judiciaire.
Cette fois, il comparaît pour escroquerie, abus de biens sociaux, falsification de chèques et faux et usage de faux. 
En 2015, le prévenu sous-loue un local commercial à Saint-Paul. Sans l'accord du propriétaire des lieux, à qui il ne paye plus ses loyers depuis un an, il cède son local à Réuni-Assurance et empoche un loyer de 1030 euros par mois. Il n'a pas signalé au client qu'il était un simple locataire du commerce pour 651 euros par mois. Il va d'ailleurs profiter de ce tour de passe-passe pour demander 50 000 euros pour le pas-de-porte à son "pigeon"
.

Les fonctions d'Ibrahim Patel ont pesé dans les réquisitions 


L'affaire pourrait être anecdotique, si Ibrahim Patel n'était pas le président de la CCIR et conseiller régional. Ces deux fonctions, importantes, donnent un relief particulier à cette escroquerie de bas étage. 
Par le poids de ses réquisitions, le procureur de la République a tenu compte des responsabilités du prévenu.
Il a demandé 8 mois de prison avec sursis, 5 ans d'inéligibilité et 10 ans d'interdiction de gérer une société. S'il est suivi, l'avenir politique du président de la chambre sera très incertain, malgré l'appel qui est suspensif. L'affaire a été mise en délibéré au 15 mars 2019.
Notons qu'Ibrahim Patel est également suspecté d'avoir organisé la fraude électorale qui lui a permis d'être élu président de la CCIR.

Procès suivi par Jean-Claude Toihir et Alexandra Pech.

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