Placés en garde à vue, le maire de Saint-Paul, Joseph Sinimalé, et sa fille, ressortent libres

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Les locaux de la caserne de la gendarmerie de Vérines à Saint-Denis.
Les locaux de la caserne de la gendarmerie de Vérines à Saint-Denis. ©Imaz Press
Joseph Sinimalé, maire de Saint-Paul, et sa fille Sandra Sinimalé, sont ressortis libres de la caserne Vérines, à Saint-Denis, vers 22h, mardi 2 juin. Ils avaient été placés en garde à vue dans le cadre d’une affaire présumée de prise illégale d’intérêt.
Après plusieurs heures de garde à vue, dans les locaux de la caserne de la gendarmerie de Vérines à Saint-Denis, ils sont ressortis libres vers 22h, mardi 2 juin. Le maire de Saint-Paul, Joseph Sinimalé, et sa fille, Sandra Sinimalé, ont été entendus dans le cadre d’une affaire présumée de prise illégale d’intérêt. Le père et la fille ont été placés en garde à vue dans la journée, mardi 2 juin. Convoqué dans la matinée, le compagnon de Sandra Sinimalé a été remis en liberté en début d'après-midi.

Regardez les précisions de Réunion La1ère : 
Retour sur l'affaire et la garde à vue des Sinimalé
 

Sur la liste d’Alain Bénard pour les municipales

Cette affaire présumée tombe au plus mal pour la droite Saint-Pauloise, à moins d’un mois du second tour des élections municipales. Candidat à sa propre succession, Joseph Sinimalé a été mis en ballottage défavorable le 15 mars face à Huguette Bello, députée divers gauche de Saint-Paul, à l'issue du premier tour.

Pour le second tour, Joseph Sinimalé, n’est plus tête de liste, mais toujours candidat sur la liste de son nouvel allié, Alain Bénard, autre candidat divers droite arrivé en troisième position.

Sa fille Sandra, elle aussi candidate à cette élections municipale a été éliminée au premier tour du scrutin, mais est toujours conseillère municipale. Brouillés sur le terrain politique, père et fille ont été confrontés par les gendarmes pour une affaire politico-familiale qui met aussi en scène le compagnon de Sandra Sinimalé. Eric Madouré a lui aussi été entendu hier par les gendarmes.
 

Une affaire présumée de prise illégale d’intérêt

Les faits reprochés remontent à fin 2014 et début 2015. Élu maire depuis quelques mois, Joseph Sinimalé, 77 ans, aurait embauché le compagnon de sa fille au sein de son cabinet.

La progression de ce dernier au sein du cabinet du maire aurait alerté la chambre régionale des comptes qui aurait signalé à la justice quelques anomalies. Eric Madouré aurait bénéficié d’une formation assez onéreuse de chef d’exploitation agricole alors qu’il était collaborateur de cabinet. Il aurait obtenu cette formation, alors que sa compagne était en charge de la gestion du personnel et accordée par le maire en personne.

Si elle devait déboucher sur une instruction, cette affaire viendrait s’ajouter à celle des emplois fictifs du centre de gestion, dans laquelle Sandra Sinimalé doit être rejugée en appel. Elle viendrait aussi compliquer la campagne de Joseph Sinimalé et de ses nouveaux alliés.
 

Condamné en 1998

Ce n'est pas la première fois que Joseph Sinimalé a maille à partir avec la justice. En 1998, alors qu'il est déjà maire de Saint-Paul, il avait été condamné en appel à trois ans de prison ferme, 100.000 francs (environ 14.500 euros) d'amende et cinq ans d'inéligibilité pour des faits de détournement de fonds, de favoritisme et de corruption d'électeurs. 

 
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