Saint-Pierre : un assistant maternel condamné à 4 ans de prison pour agressions sexuelles

justice
Le tribunal de Saint-Pierre.
Le tribunal de Saint-Pierre. ©Imaz Press
Quatre ans de prison ferme avec maintien en détention, c’est la peine principale prononcée hier, jeudi 5 mars, par le tribunal de Saint-Pierre à l’encontre de Bruno Pilaud. L’homme, âgé de 59 ans, devait répondre d’agressions sexuelles sur trois fillettes, entre 2014 et 2017.
A l’époque des faits, les victimes avaient respectivement 4 ans, 7 ans et 9 ans. Bruno Pilaud et sa femme étaient assistants maternels à domicile tous les deux. Alors que son épouse le laissait souvent seul avec les enfants, il profitait pour les abuser sexuellement. 
 

Des actes commis en l’absence de sa femme

Les deux assistants maternels avaient toute la confiance des parents qui leur confiaient leurs enfants. Certains étaient même devenus des amis du couple. Sauf que celui, que les enfants appelaient familièrement "Tonton Bruno", s’est servi d’eux pour assouvir ses pulsions pédophiles.

Bruno Pilaud a d’abord commencé par des "jeux de chatouilles" sur les enfants avant d’aller plus loin lorsque sa femme était absente. Il s’isolait avec une petite victime, plongeait la main dans la culotte de l’enfant et s’adonnait à des pénétrations digitales.

L’assistant maternel pervers exhibait aussi son sexe, qu’il demandait à ses victimes de caresser, tout en leur précisant de ne rien dire à personne, que cela devait rester un secret entre eux.
 

4 ans de prison ferme

A la barre, comme devant les enquêteurs, le prévenu nie les agressions sexuelles sur ses deux plus jeunes victimes, et ne reconnaît que celles commises sur la plus âgée. Et encore, il minimise ses actes, allant même sous-entendre que c’est la fillette qui venait vers lui et le provoquait.

Le tribunal a retenu la culpabilité de Bruno Pilaud pour les trois fillettes. Il a été condamné à 4 ans de prison ferme, et interdiction définitive d’exercer une activité avec des mineurs.

L’ex-assistant maternel a aussi l’obligation de se faire soigner, et il doit payer 34 500 euros de dommages et intérêts à ses victimes. Incarcéré depuis le 22 septembre 2017, il est retourné en prison dès hier soir.

 
Les Outre-mer en continu
Accéder au live