Les pompiers de Saint-Pierre en grève pour alerter sur leurs conditions de travail

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Les pompiers de la caserne de Saint-Pierre en grève
Les pompiers de la caserne de Saint-Pierre en grève ©Gaëlle Malet

Les soldats du feu de Saint-Pierre observent une journée de grève ce mardi 22 décembre. Ils dénoncent un manque d’effectif et demandent une rencontre d’urgence avec la direction. Les grévistes n’excluent pas de durcir le mouvement s’ils ne sont pas entendus.

Ce mardi 22 décembre, ils étaient une trentaine de pompiers rassemblés devant le centre de secours de Saint-Pierre. Selon le syndicat "Action Catégorie C", la majorité de la brigade avait décidé de suivre le mouvement de grève, tout en continuant d’assurer les missions de secours à la population.

Les soldats du feu ont déjà tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises, sans être entendus. "On est beaucoup trop sollicités, constate le caporal Willy Ducheman. Ça devient dangereux à la fois pour le pompier mais aussi pour la population." Il précise aussi que lors d’une garde, ils se retrouvent souvent en sous-effectif, c’est-à-dire à 9 ou 10 pompiers au lieu de 18.
  

Plus de moyens et des horaires aménagés

"Nous revendiquons un apport d’effectif considérable, mais aussi le passage aux douze heures", explique le caporal. Selon lui,  "le travail en 24h est inadapté pour les pompiers et le passage aux 12h résoudrait pas mal de problèmes et permettrait de l’embauche", ce qui pourrait aussi pallier au manque d’effectif dont les pompiers de Saint-Pierre sont victimes.

Il faut savoir que sur 24h, on est rémunérés que 17h44 et que plus de 550 heures sont données gratuitement au service.

Caporal Willy Ducheman

 

Le centre de secours de Saint-Pierre est le deuxième centre en nombre d’interventions, entre 6 000 et 7 000 par an, pour une quarantaine de sapeurs-pompiers. Aussi, seul le centre de secours de St-Denis et le CODIS appliquent la directive européenne sur le temps de travail. 

Les pompiers de Saint-Pierre ont demandé une rencontre d'urgence avec leur direction. S'ils ne sont pas entendus, les grévistes n'excluent pas de durcir leur mouvement.