Sainte-Marie : un restaurateur poursuivi après le coma éthylique d'un enfant de 8 ans

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Verre d'alcool soirée restaurant
Le responsable d'un restaurant est poursuivi suite au coma éthylique de l'enfant ©Imaz Press
Dimanche 24 avril, les secours ont pris en charge un garçon de 8 ans victime d'un coma éthylique, dans un restaurant de Sainte-Marie. Les serveurs lui auraient servi par erreur de l'alcool sans que ses parents ne s'en rendent compte. Le responsable de l'établissement est poursuivi pour blessures involontaires.

C'est une affaire à peine croyable : dimanche dernier, un garçon de 8 ans a été pris en charge par les secours dans un état inquiétant à la sortie d'un restaurant de Sainte-Marie après avoir bu de l'alcool par erreur.

Ce sont ses parents qui ont contacté le SAMU après avoir constaté que l'enfant ne se sentait pas du tout bien. Les serveurs lui auraient a priori servi de la vodka, ou du rhum, alors que ses parents lui avaient commandé une menthe à l'eau.

Deux grammes d'alcool dans le sang

Le personnel du restaurant parle d'une confusion. Le bouteille d'eau servie avec le sirop de menthe contenait en réalité de l'alcool. Selon des témoins, l'enfant aurait entièrement bu son verre à la paille avant de commencer à faire un malaise.

Il a été hospitalisé au CHU de Saint-Denis et les analyses ont révélé qu'il présentait un taux de plus de 2 grammes d'alcool dans le sang ! Un taux déjà important pour un adulte dans la force de l'âge. Pour un enfant, une telle consommation aurait tout simplement pu lui coûter la vie. 

L'enfant tiré d'affaire

Le garçon, qui est resté quatre heures dans le coma, a finalement pu quitter l'hôpital ce lundi. Suite à quoi, ses parents sont allés déposer plainte. L'enquête a vite conduit à l'audition des différents protagonistes, des serveurs au responsable de l'établissement.

Ce mercredi 27 avril, le parquet de Saint Denis fait ainsi savoir dans un communiqué que le responsable de l'établissement est convoqué devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis pour répondre de faits de "blessures involontaires".