Salariés sans pass sanitaire : les professionnels de l’hôtellerie-restauration dénoncent le risque de licenciement

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©RB / Imaz Press Réunion
Les salariés de l'hôtellerie et de la restauration sans pass sanitaire pourraient être licenciés selon le nouveau projet de loi. Les professionnels du secteur de La Réunion refusent de supporter le coût du licenciement.

Par voie de communiqué, les professionnels de l’hôtellerie-restauration de La Réunion indiquent refuser de supporter le coût du licenciement des salariés qui ne seront pas en possession d’un pass sanitaire valide. En effet, le nouveau projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire prévoit d’imposer aux professionnels qu’ils s’assurent que leurs salariés soient en possession d’un pass sanitaire valide. A défaut de présenter un tel justificatif, le texte stipule que ces salariés ne sont pas autorisés à travailler et qu’ils peuvent, si la situation se prolonge plus de deux mois, faire l’objet d’un licenciement pour un motif que le texte qualifie de "spécifique".

 

Un texte "inacceptable"

Les 4 organisations professionnelles représentatives du secteur des hôtels, cafés, restaurants, qualifie ce texte "d’inacceptable". Les représentants de la profession rappellent que les professionnels ne sont pas opposés au pass sanitaire afin d’éviter la fermeture de leurs établissements mais pas à n’importe quelles conditions : " il n’est pas acceptable que les professionnels de l’hôtellerie-restauration se retrouvent contraints de verser des indemnités de licenciement à l’occasion de telles ruptures. D’autant plus que notre secteur est confronté à une très une forte pénurie de main d’oeuvre".

 

Ils interpellent la Ministre du travail

Ce professionnels demandent à la Ministre du travail et au Gouvernement d’assumer jusqu’au bout l’obligation de pass sanitaire des salariés de l’hôtellerie restauration. Le licenciement consécutif au fait pour un salarié "de ne plus pouvoir exercer pendant une période de plus de deux mois" doit être qualifié par un motif qui libère l’entreprise de coûts, d’autant que ce licenciement ne sera pas à l’initiative de l’employeur.

Regardez l'intervention de Patrick Serveaux, le président de l'UMIH :

Direct avec Patrick Serveaux de l'UMIH