Seychelles : une troisième vague oblige à fermer les écoles, commerces, bars, casinos

coronavirus
Hôpital aux Seychelles
©Illustration archive la 1ère

L'archipel des Seychelles espéraient relancer son économie en jouant la carte vaccinale. 85% de la population a reçu deux doses d'AstraZeneca ou Sinopharm. Pourtant, le nombre de personnes infectées explose. La troisième vague oblige l'exécutif à fermer les écoles, commerces, etc.

Les services de santé des Seychelles confirment, qu'une troisième vague de malades covid-19, touche le petit pays situé au Nord de l'océan Indien. Le nombre d'hospitalisations fluctuait depuis plusieurs semaines, mais son plateau moyen restait gérable. Les services hospitaliers notaient que les personnes infectées étaient des citoyens qui n'avaient pas encore été vaccinés. Tout a changé quand début mai 2021, les hôpitaux ont constaté que 35% des nouveaux entrants étaient également des patients ayant reçu deux doses.

Les deux vaccins, utilisés sur place, sont l'AstraZeneca et le Sinopharm. Le premier est dans l'oeil du cyclone depuis des semaines et le second n'a pas été validé par l'agence européenne du médicament expliquent les observateurs.

65% des malades n'ont pas été vaccinés

 

Seychelles News Agency précise que sur 1 068 cas actifs 84% sont des Seychellois et 16 des étrangers. Selon les statistiques enregistrées par le ministère de la Santé de l'archipel, 65% des personnes infectées n'ont pas été vaccinées, en revanche 35% ont reçu deux doses. Le commissaire seychellois de la Santé, Jude Gédéon s'interroge ouvertement sur cette troisième vague : "Il s'agit d'une tendance à la hausse. Nous ne savons pas combien de temps cela durera mais cela dépendra des mesures prises et de la manière dont les nouvelles mesures seront respectées".

La ministre de la Santé, Peggy Antoinette Vidot, s'est également inquiétée du nombre de personnel touché par l'infection. Les hôpitaux des Seychelles sont au maximum de leur capacité, de nouveaux lits vont être installés, mais il faut du personnel : "Évidemment, lorsque nous avons une pandémie comme celle-ci, et nous avons vu le nombre d'agents de santé, infectés, augmenter. Des travailleurs sont absents parce qu'ils ont le virus ou sont des cas contact, donc c'est toujours une pression sur les ressources humaines."

"À ce jour, plus de 59 600 personnes ont reçu les deux doses de vaccins, soit 85 pour cent de la population ciblée", précise le site d'information de l'archipel.