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Surveillance des pêches : Madagascar signe l’accord sur les échanges de données satellitaires

environnement
Le Patrouilleur Atsantsa (navire de surveillance maritime)
Le Patrouilleur Atsantsa, du centre de surveillance des pêches de Madagascar en mission à l’Ile Maurice (déc 2013) ©COI
La COI renforce la coopértion régionale en matière de surveillance des pêches. Un nouvel accord a été signé ce 14 février à Madagascar.
Communiqué de la COI

La COI investit plus 360 000 euros de subvention dans un système unique de lutte contre la pêche illégale basé sur les échanges de données dans l’Indianocéanie. Cette initiative, que l’Union des Comores, France/Réunion, Madagascar, Maurice et les Seychelles préparent depuis plus de trois ans avec l’appui financier de l’Union européenne, est un exemple au niveau international. 
 
Dans le cadre de la lutte contre la pêche illégale dans le Sud Ouest de l’océan Indien, la Commission de l’océan indien met en œuvre depuis 2007 un plan régional de surveillance des pêches. Outre des patrouilles conjointes qui ont montré leur efficacité, les Etats membres de la COI partagent actuellement leurs données de suivi des navires de pêche 
par satellite. 
Grace au système d’information géo-maritime régional (SIGMA), la surveillance maritime régionale est renforcée. « Les ressources halieutiques de la région sont partagées. Personne n’en est propriétaire, mais tout le monde en est responsable », explique Xavier Nicolas, coordonnateur des missions de surveillance des pêches à la COI.  
 
« Le dispositif de surveillance doit être homogène dans la région pour que cette ressource migratrice soit protégée partout au même niveau. Rien ne sert qu’elle soit protégée ici si elle est pillée à coté ! »
Alors que depuis 2007 les Etats membres de la COI organisent des missions régionales dans une région maritime de 5,5 millions de km2 (plus de deux fois la Méditerranée), ils ont décidé de mutualiser et de partager les données satellitaires des navires de pêche en se dotant d’un outil régional de suivi, de contrôle et de surveillance efficace et dissuasif.

Le protocole, signé à Antananarivo le 14 février 2014, fixe, entre les Etats, des règles de confidentialité, de restriction d’accès et de sécurité de transmission pour le fonctionnement de ce système qui est un des plus modernes au monde. 
Ce protocole a été signé par Rasolonjatovo Harismandimby, directeur du centre de surveillance des pêches, en présence de représentants de la société civile et militaire de Madagascar, de la Commission de l’océan Indien et de la délégation de l’Union européenne. Il contribuera aussi à la lutte contre la piraterie et au renforcement de la sécurité maritime de la région.
 
Le centre de surveillance des pêches de Madagascar, basé à Antananarivo, et son antenne de Majunga, sont des acteurs majeurs de cette stratégie régionale. « Dans quelques jours, le patrouilleur Atsantsa va prendre la relève d’un navire seychellois actuellement en mission pour chasser les pêcheurs  en situation illégale de la région », précise Rasolonjatovo Harismandimby. 
 
Avec ses deux patrouilleurs, ses avions et un centre de surveillance ultra moderne, le centre de surveillance de Madagascar est un maillon essentiel de la stratégie régionale. En témoignent les escales récentes de ses patrouilleurs, aux Seychelles, à Maurice, à Rodrigues et à la Réunion  et les nombreux arraisonnements réalisés au cours de leurs missions de longues durées en Indianocéanie
 
Pour l’Indianocéanie, le secteur de la pêche maritime est un pilier économique et social majeur. Plusieurs dizaines de milliers d’emplois en dépendent directement et cela constitue une base de la sécurité alimentaire. Il s’agit de promouvoir une pêche responsable afin d’en tirer durablement des bénéfices et éloigner de l’océan Indien le spectre de la pêche illégale massive et destructrice qui pille tant d’autres océans de la planète.

COI et surveillance des pêches
Jean Claude de l’Estrac, Secrétaire général de la COI, félicite l’équipage et les officiers des patrouilleurs Atsantsa et Tendromaso, du centre de surveillance des pêches de Madagascar, pour les missions de surveillance réalisées aux Comores, Madagascar, la Réunion, Maurice et Seychelles. ©COI

 


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