Loto du patrimoine 2021 : la chapelle de l’ex-Apeca et l’ancien pénitencier pour enfants d’Ilet à Guillaume en lice

patrimoine saint-denis
Ancien pénitencier pour enfants Ilet à Guillaume
Cet ancien bagne a "accueilli" jusqu'à 180 enfants entre 1864 et 1879 ©Département de La Réunion

C’est ce lundi 5 avril 2021, à 9h, que l’on saura si l’ancien pénitencier pour enfants d’Ilet à Guillaume, à Saint-Denis, et la chapelle de l’ex-Apeca, au Tampon, seront retenus pour l’édition 2021 du loto du patrimoine. L’an dernier, 15 millions d’euros ont été récoltés pour 98 monuments en péril

Cette année, deux nouveaux sites exceptionnels de La Réunion sont en lice pour la quatrième édition du Loto du patrimoine : l’ancien pénitencier pour enfants d’Ilet à Guillaume, situé dans les hauts de Saint-Denis, et l’ancienne chapelle de l’ex-Apeca, à la Plaine des Cafres. Deux sites au passé chargé de douleurs…

Le principe n’a pas changé : des tickets de jeu à gratter sont mis en vente afin de récolter des fonds pour la Fondation du Patrimoine et financer ainsi la restauration de sites patrimoniaux en danger. Mais il faut d’abord passer par tout un processus de sélection. Et l’on sera justement fixé demain, lundi 5 avril, pour les deux sites réunionnais candidats pour cette année 2021.

Regardez le reportage de Réunion La 1ère :

Loto du Patrimoine 2021

180 enfants détenus entre 1864 et 1879

Etendu sur une surface de 5 hectares et envahi par la végétation tropicale, le site d’Ilet à Guillaume conserve donc les vestiges d’une ancienne colonie pénitentiaire agricole administrée par la Congrégation du Saint-Esprit, de 1864 à 1879, ayant accueilli jusqu’à 180 enfants.

Les nombreux murs en pierre sèche, les bassins, mais aussi le petit cimetière sans noms, accessibles depuis un impressionnant sentier, témoignent des conditions difficiles traversées par ces jeunes détenus, décrits comme des mineurs vagabonds ou des petits voleurs, que les prêtres étaient chargés de "redresser"…

La colonie pénitentiaire l’îlet à Guillaume
©Réunion La 1ère

Un itinéraire éco-touristique pour l’ancien pénitencier

Leur "rédemption" passait par la prière et le travail de la terre : on y plantait de la vanille, du quinquina, du café, ou encore des fruits et des légumes, ce qui permettait d’y vivre en autosuffisance. Mais aujourd’hui ce site abandonné n’est traversé que par les randonneurs.

Le Département souhaite ainsi améliorer sa visibilité avec une signalétique enrichie, "au sein d’un projet global de valorisation, inscrit dans un itinéraire écotouristique". Il fait l’objet d’études historique et archéologique depuis 2019, après la réalisation d’une cartographie en 3D grâce à la technique laser du Lidar (Light Detection and Ranging).

Regardez ce reportage de Réunion La 1ère :

L’ancienne chapelle de l’ex-Apeca, classée monument historique

Construite en 1965 et inscrite au titre des monuments historiques depuis le 7 juin 2018, l’ancienne chapelle de l’ex-Apeca, à la Plaine des Cafres, est aujourd’hui désaffectée. C’est à la sœur Marie-Suzel Gérard que l’on doit son édification. A sa nomination à La Réunion en 1960, la religieuse avait été chargée d’assurer l’encadrement des pensionnaires de l’établissement des filles de l’APECA.

500 000 euros pour le pont suspendu de Sainte-Rose

L’an dernier, le pont suspendu de la Rivière de l’Est, à Sainte-Rose, avait pu bénéficier de ce projet de rénovation porté par l’animateur Stéphane Bern. Un chèque de 500 000 euros a été remis le 20 septembre dernier pour des travaux devant durer jusqu’en 2022.