Projet du Parc du Volcan : "Domoun la Plaine" monte au créneau et propose un projet alternatif citoyen

aménagement du territoire le tampon
Projet du parc du Volcan à la Plaine-des-Cafres au Tampon
©Baseland
En juillet dernier, les débats avaient été nourris lors de la concertation publique. Le consensus ne semble pas avoir été trouvé quant au projet de Parc du Volcan porté par la mairie du Tampon. Une association saisit les politiques et l’UNESCO.

L’association "Domoun la Plaine" reste mobilisée contre le projet de création du futur Parc du Volcan, au Tampon. La structure composée d’une station de 10 tyroliennes, d’un ballon captif et de serres géodésiques, des serres chauffées, à 1 600 m d’altitude a du mal à passer.

Végétation, détente et sensations sur 15 hectares

Le projet officiel prévoit de découper le parc en trois zones sur 15 hectares à la Plaine-des-Cafres. Une zone dédiée à la découverte de la végétation endémique et indigène de La Réunion, une zone ludique familiale et une zone à sensations.

L’objectif affiché par les porteurs de projet est le développement touristique et économique des Hauts. En juillet dernier, une concertation publique a eu lieu. Les réunions publiques ont parfois donné lieu à des débats soutenus.

Un " projet écocide " pour le collectif "Domoun la Plaine"

" Faire pousser des plantes du littoral à la Plaine-des-Cafres " n’est, entre autres, pas du goût des membres de l’association "Domun la Plaine". Pour elle, Bourg-Murat est une " zone à défendre ".

Le collectif considère en effet qu’il s’agit là d’un " projet écocide ", et redoute un déséquilibre au niveau de l’environnement. Il craint pour la pérennité du label octroyé par l’UNESCO, qui a inscrit les pitons, cirques et remparts de La Réunion sur la liste du Patrimoine mondial de l’humanité.

Préserver les territoires au titre du label de l’UNESCO

" Quand on regarde les conditions dans lesquelles ce label a été obtenu par La Réunion, on s’aperçoit qu’on est tous appelés par l’UNESCO à préserver non seulement les pitons, cirques et remparts, mais aussi tout l’environnement qui est proche. "

Gilbert La Porte, porte-parole de l’association "Domoun la Plaine"

 

Le Tampon et plus précisément la Plaine-des-Cafres ne sont pas dans le Parc national, mais font partie des territoires qu’il faut préserver, selon lui. Un piton est directement concerné par le projet de Parc du Volcan, le Piton Dugain, où serait implanté le projet des tyroliennes.

L’association a donc saisi par courrier les autorités politiques et environnementales, parmi lesquelles le Centre du Patrimoine mondial de l’UNESCO ou encore les 10 parlementaires de La Réunion. Dans ces courriers, figurent les critiques formulées à l’encontre du projet, mais aussi un projet alternatif citoyen.

Des propositions pour un " projet alternatif citoyen "

"Domoun la Plaine" ne veut pas s’inscrire uniquement dans l’opposition au projet d’aménagement, mais veut aussi être force de proposition. Ses membres ont ainsi imaginé un projet de label Village d’étape, situé entre le Piton de la Fournaise et le Piton des Neiges, pour Bourg Murat.

"Domoun la Plaine" milite pour un développement qui valorise les richesses naturelles

Une entrevue entre des membres du collectif et la directrice du tourisme et des espaces naturels du Conseil général est prévu le mercredi 19 janvier, annonce l’association sur les réseaux sociaux. La date d’une invitation "promise" par la Région et l’IRT est encore attendue, précise Jacques Aulet.

Les travaux pourraient commencer à la fin de l’année. Le coût du projet est estimé à près de 11,6 millions d’euros pour les travaux d’aménagement prioritaires.