Un décès et 241 nouveaux cas Covid en une semaine, la situation poursuit son amélioration

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La préfecture de La Réunion et l'Agence Régionale de Santé annoncent, ce mardi 12 octobre, un nouveau décès de patient, et confirment 241 nouveaux cas de coronavirus dans l'île du 02 au 08 octobre. Le taux d'incidence est descendu à 28,2 pour 100 000 habitants.

La Préfecture et l'Agence Régionale de Santé annoncent, ce mardi 12 octobre, le décès d'un patient originaire de La Réunion du 02 au 08 octobre, ainsi que 241 nouveaux cas de Covid-19, à La Réunion. Le taux d'incidence est descendu à 28,2 pour 100 000 habitants. La situation sanitaire s’améliore depuis 9 semaines. 

Sur les 7 derniers jours, les principaux indicateurs poursuivent leur baisse. Depuis 9 semaines, l’amélioration de la situation sanitaire se confirme dans l’île. Le nombre de cas poursuit sa diminution avec un taux d’incidence à 28,2/100 000 habitants (contre 32.9 la semaine précédente) et un taux de positivité sur l’ensemble des personnes testées à 0,7%. Les hospitalisations et l’activité en réanimation pour patients Covid poursuivent également leur baisse.

Un décès en une semaine

Pour autant, le virus circule toujours sur l’île et le variant Delta reste prédominant. Cette semaine, 1 décès lié à la Covid-19 est encore à déplorer. Le patient, originaire de La Réunion, était âgé de plus de 75 ans et présentait des comorbidités. Il n'était pas vacciné.

Un taux d'incidence de 28,2/100 000 habitants

Les autorités annoncent également 241 cas recensés en une semaine. Le taux de positivité est en baisse à 0,7 % (0,9 % la semaine précédente). Le taux d’incidence hebdomadaire s’établit à 28,2/100000 habitants, en baisse (32,9/100 000 la semaine précédente).

Le taux d’incidence est en hausse chez les 25-34 ans et les 35-44 ans. Il est en baisse dans toutes les autres classes d’âge :

  • chez les 0-14 ans : - 18,3 %
  • chez les 15-24 ans : - 24,4 %
  • chez les 25-34 ans : + 7,9 %
  • chez les 35-44 ans : + 2,3 %
  • chez les 45-64 ans : - 25,7 %
  • chez les plus de 65 ans : - 14,3 %
  • chez les plus de 75 ans : - 20,2 %

Le variant Delta représente 100% des mutations

Sur les 241 nouveaux cas annoncés :                                                             

  • 227 cas sont classés autochtones,
  • 14 cas sont classés importés.

Compte tenu des 53 520 guérisons et des 370 décès depuis le début de la crise sanitaire, 314 cas sont encore actifs à ce jour. Au total, 54 024 cas ont été investigués à ce jour par l’ARS, Santé publique France et l’Assurance Maladie.

Du 02 au 08 octobre, 194 tests positifs ont été criblés pour identifier une mutation. 159 cas présentaient une des mutations spécifiques sous surveillance, soit une proportion de 82,0 % contre 80,5 % la semaine précédente.

Le variant Delta (indien) représente à ce jour 100 % des mutations, contre 99.45% la semaine précédente.

6 patients en réanimation

A La Réunion, au 12 octobre, 6 lits de réanimination étaient occupés par des patients positifs à la Covid-19 sur les 82 lits de réanimation comptabilisés à La Réunion. C'est 3 patients de moins que la semaine précédente, alors chiffre le plus bas depuis février 2021. De plus, 35 patients sont hospitalisés en unité Covid, contre 39 la semaine passée.

12 clusters actifs

Au 12 octobre, 12 clusters sont actifs et 444 ont été clôturés. Parmi les clusters actifs, on note :

  • 4 clusters à criticité modérée : Le Port (1), Etang-Slé (1), Saint-Denis (1) et Saint-Paul (1)
  • 2 clusters à criticité élevée : Saint-Leu (1) et Saint-Pierre (1)

67,2 % de Réunionnais vaccinés

937 592 injections vaccinales ont été effectuées au 10 octobre. Du 4 au 10 octobre, près de 16 000 injections ont été effectuées. Le rythme des premières injections ralentit encore cette semaine.

A ce jour, 496 784 personnes ont reçu au moins une injection.

  • 70.7 % de la population éligible (de plus de 12 ans) est engagée dans un parcours vaccinal (ou 58% de la population totale),
  • 67.2 % de la population éligible présente un schéma vaccinal complet (ou 55.2% de la population totale)

"L’amélioration de la situation sanitaire se confirme davantage ces derniers jours. Néanmoins,  le taux de vaccination reste toujours insuffisant. Afin d’éviter un rebond épidémique, il convient de poursuivre les gestes barrières, de se vacciner sans plus attendre, de se faire tester et de s’isoler en cas de symptômes ou si l’on est personnes contact.".

Les recommandations

La préfecture et l’ARS rappellent la nécessité de :

  • se prêter au dépistage au moindre symptôme ;
  • respecter l’isolement strict prescrit pour éviter une diffusion du virus et de ses variants : au moins 10 jours lorsqu’on est contaminé par la Covid-19 ; au moins 7 jours si l’on est cas contact.
  • se faire vacciner sans plus attendre ou attendre 2 mois si l’on a été contaminé ;
  • respecter le délai d’injection de la 2ème dose du vaccin Pfizer de 3 semaines à compter de la 1ère injection.

Depuis la semaine dernière, sont également concernés par la dose de rappel :

  • les soignants : Compte tenu du risque accru d’exposition et d’infection à la Covid-19, la HAS recommande l’administration d’une dose de rappel aux professionnels du secteur de la santé et du secteur médico-social, en contact avec les patients et chez les professionnels du transport sanitaire.  
  • l’entourage des personnes immunodéprimés : Pour renforcer la protection des plus vulnérables face à la Covid-19, la HAS réaffirme la stratégie dîtes de « cocooning », en recommandant une dose de rappel chez les personnes adultes âgés de plus de 18 ans, dans l'entourage des personnes immunodéprimées.

Ces personnes sont invitées à se rendre en centre de vaccination ou auprès de leur médecin, pharmacien, infirmier :

  • à partir de 6 mois après la dernière injection du vaccin Pfizer,
  • 4 semaines après l’injection unique du vaccin Janssen,
  • entre 3 et 6 mois après la dernière injection du vaccin Pfizer pour les personnes sévèrement immunodéprimées, sur avis médical.

Dépistage à La Réunion

Les effets de la politique du Tester-Alerter-Protéger, renforcés par les mesures de freinage mises en œuvre, l’augmentation de la couverture vaccinale et l’amélioration de la situation sanitaire, permettent aujourd’hui d’adapter la stratégie de dépistage.

Fermeture de 4 centres de dépistage dès le 15 octobre :

  • Saint-Pierre, Ravine des cabris : Salle Mahavel
  • Saint-Denis : Parc des Expositions NORDEV
  • Saint-Paul : Mairie annexe de La Saline Les Bains
  • Saint-Louis : Ancien local de l’école Saint-Joseph de Cluny

Pour se faire dépister, la population peut se rendre dans différents lieux : laboratoires, CHU, pharmacies volontaires, opérations de dépistage organisée par l’ARS. Pour consulter la liste des lieux de dépistage à La Réunion, rendez vous sur : www.sante.fr

Fin de la gratuité des tests de dépistage le 15 octobre

A compter du 15 octobre, les tests RT-PCR et les tests antigéniques ne seront plus systématiquement pris en charge comme c’est le cas depuis le début de la crise sanitaire. Seuls les tests réalisés dans un but de dépistage seront désormais pris en charge par l’Assurance maladie dans le but de préserver un dispositif fiable de surveillance de l’épidémie, d’assurer une détection et une prise en charge rapide des cas et de détecter les nouveaux variants.

Ainsi, afin de maintenir un accès facilité au dépistage pour les personnes symptomatiques ou contact à risque, continueront à bénéficier d’une prise en charge :

  • Les personnes ayant un schéma vaccinal complet ou une contre-indication à la vaccination ;
  • Les personnes mineures ;
  • Les personnes identifiées dans le cadre du contact-tracing fait par l’Assurance maladie et l’ARS La Réunion
  • Les personnes concernées par des campagnes de dépistage collectif, organisées par l’ARS La Réunion ou l’éducation nationale au sein des établissements scolaires
  • Les personnes présentant une prescription médicale ;
  • Les personnes ayant un certificat de rétablissement de moins de six mois.

Les tests réalisés en vue d’obtenir un passe sanitaire, deviendront payants.

Quels tests permettront l’obtention d’un passe sanitaire ?

  • Un résultat de test négatif constituera toujours une preuve utilisable pour l’obtention d’un passe sanitaire.
  • Les tests RT-PCR et les tests antigéniques continueront à être reconnus, dans la limite actuelle de leur durée de validité de 72h.

En revanche, à compter du 15 octobre, les autotests réalisés sous la supervision d’un professionnel de santé ne seront plus reconnus comme preuve pour le passe sanitaire. Ce dispositif avait en effet été déployé temporairement, afin d’accompagner l’extension de l’utilisation du passe sanitaire. Les autotests réalisés sans supervision restent accessibles pour un suivi individuel mais ne donneront pas accès au passe sanitaire.