Un deuxième cas de variole du singe est confirmé à La Réunion

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Variole du singe
Un test positif à la variole du singe ©JOAO LUIZ BULCAO / HANS LUCAS / AFP
L’Agence Régionale de Santé annonce qu’un deuxième cas de variole du singe est confirmé à La Réunion, ce mercredi 5 octobre. La contamination a eu lieu sur le territoire, ajoute l’ARS.

Un deuxième cas de variole du singe vient d’être confirmé à La Réunion, ce mercredi 5 octobre, par l’Agence Régionale de Santé. 

Contaminé à La Réunion

Cette fois, les autorités précisent que la contamination a eu lieu sur le territoire, "selon les premiers éléments recensés".

Un premier cas avait été identifié le 14 septembre dernier, mais il s’agissait d’un homme tout juste rentré de métropole.

Regardez les précisions de Réunion La 1ère :

Un deuxième cas de variole du singe à La Réunion

Isolé à son domicile

"À ce jour, cette personne ne présente aucun signe de gravité et est isolée à son domicile, explique l’ARS. Une enquête épidémiologique est mise en œuvre par les équipes de l’ARS et de Santé publique France, en lien avec le médecin ayant pris en charge ce patient".

Les personnes ayant été en contact étroit avec ce patient sont en cours de recensement. Elles seront encouragées "à se faire vacciner dans les plus brefs délais", et à surveiller "toute apparition de symptômes évocateurs".

Comment se transmet la maladie ?

Au 27 septembre, 3 999 cas confirmés d’infection par le virus Monkeypox ont été recensés en France, et aucun décès n’a été signalé à ce jour.

La contamination se produit lors de "contact prolongé en face à face par des gouttelettes respiratoires ou par contact direct avec une personne infectée, à travers les fluides corporels, les lésions cutanées ou les muqueuses internes comme la bouche".

La contamination peut aussi se faire de manière indirecte par des objets que le malade a contaminés, comme des vêtements ou du linge de lit.

Quels sont les symptômes ?

Les premiers symptômes surviennent après une période d’incubation de 5 à 21 jours.

L’infection peut débuter par de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires, de la gêne à la déglutition, une asthénie et des ganglions au niveau du cou et du haut de la cuisse, des éruptions cutanées.

La personne est contagieuse dès l’apparition des premiers symptômes et jusqu’à la cicatrisation complète des lésions cutanées. La période d’isolement recommandée est de trois semaines, afin d’éviter toute contamination de l’entourage. Certaines personnes seraient susceptibles de développer des formes graves notamment les personnes immunodéprimées, les femmes enceintes et les jeunes enfants.

Que faire en cas de symptômes ?

En cas d’apparition de symptômes (fièvre et éruption cutanée avec des vésicules), contacter le SAMU Centre 15 qui orientera vers une consultation médicale.

Il est recommandé de s’isoler en attendant un avis médical, et d’éviter les contacts rapprochés avec d’autres personnes.

Une vaccination

La vaccination contre le Monkeypox est gratuite pour les publics concernés. La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande la vaccination préventive aux personnes suivantes :

  • les personnes qui ont eu un contact à risque avec une personne malade,
  • les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et les personnes trans, dans les deux cas, multipartenaires,
  • les travailleurs du sexe,
  • les professionnels exerçant dans les lieux de consommation sexuelle.

Trois centres de vaccination sont accessibles sur l’île, sur rendez-vous.