Un premier cas de variant sud-africain du Covid-19 confirmé au CHU de La Réunion

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L'unité Covid du CHU de Bellepierre.
L'unité Covid du CHU de Bellepierre. ©Imaz Press

Un premier cas importé de variant sud-africain du Covid-19 a été confirmé à La Réunion, ce dimanche 17 janvier. Il s'agit d'un patient hospitalisé au CHU de Bellepierre suite à une évacuation sanitaire en provenance des Comores. 

Les résultats sont tombés, ce dimanche 17 janvier. Un premier cas importé du variant sud-africain du Covid 19 est officiellement confirmé à La Réunion, par la préfecture et l'Agence Régionale de Santé. Il s'agit d'un patient hospitalisé au CHU de Bellepierre depuis le 7 janvier, suite à une évacuation sanitaire en provenance des Comores. Ce patient est toujours hospitalisé en service de réanimation. 

"Le résultat positif du séquençage transmis au centre national du coronavirus de Lyon, il y a quelques jours, a été porté à la connaissance des autorités sanitaires, cette nuit", précisent les autorités dans un communiqué publié ce dimanche.

Un patient évasané depuis les Comores 

Ce patient faisait partie de cas suspects de variant sud-africain du Covid-19, car il venait des Comores. L'échantillon de son de test de dépistage avait été envoyé pour analyse dans ce laboratoire à Lyon. Les cas suspects de variant sont les personnes ayant séjournées dans des pays où le variant sud-africain circule, tels que l’Afrique du Sud, les Comores ou encore Mayotte. Hier déjà, un premier cas du variant sud-africain a été confirmé officiellement à Mayotte par l’Agence Régionale de Santé.

Le parcours "sécurisé" du patient

Les autorités tiennent à rassurer sur le parcours de ce premier patient atteint du variant sud-africain du Covid-19. "Son parcours de prise en charge a été sécurisé dès le départ avec la mise en oeuvre du respect strict du protocole sanitaire d’isolement lié à la Covid-19. Le patient est toujours hospitalisé en réanimation polyvalente à ce jour. Les personnels soignants du CHU ayant pris en charge le patient depuis son arrivée ont été soumis à l’application, rigoureuse et renforcée, des gestes barrières selon les protocoles en vigueur", précisent les autorités. 

Des analyses d’échantillons dès demain à La Réunion

Ce premier cas du variant sud-africain du Covid-19 à La Réunion a été analysé par un laboratoire de Lyon, mais dès lundi, ces analyses seront faites localement. Les scientifiques de l’UMR Pimit (Processus Infectieux en Milieu Insulaire Tropical) sur le site du CYROI (Cyclotron Réunion Océan) sont en mesure de détecter le variant sud-africain, et de rendre leurs résultats en 48 heures. Ils sont équipés pour séquencer les génomes du virus.

Retrouvez ici le reportage de Réunion La 1ère :

Le variant sud-africain du coronavirus a peut-être déjà fait son apparition à La Réunion. Des échantillons suspects sont étudiés dans un laboratoire dionysien

 

Renforcer le dépistage ciblé 

Les autorités ont donc décidé d’adapter la stratégie de dépistage. Dès demain, à La Réunion, il y aura des analyses par séquençage ARN de la totalité des prélèvements déjà effectués et conservés dans les laboratoires, correspondant aux 35 patients identifiés comme porteurs de la maladie COVID et provenant de Mayotte depuis 14 jours ou moins.

De plus, il sera demandé à toute personne ayant voyagé à Mayotte, aux Comores et au Mozambique ces 14 jours derniers jours d’effectuer obligatoirement un test RTPCR dans les plus brefs délais afin de s’assurer que ces personnes ne sont pas positives à la maladie COVID ni porteurs éventuellement d’une souche variante 501-Y-V2. Ce test s’impose en l’absence de tout signe clinique évocateur de la maladie, même si un premier test de suivi a été effectué à J+2 ou J+4 après le retour.

L’objectif pour les autorités est de "se protéger d’un virus variant qui se propagerait beaucoup plus vite à La Réunion avec des risques majeurs d’augmentation du nombre de cas et éventuellement de formes graves ou de décès".

Des mesures pour limiter la propagation du variant

Vendredi dernier, le préfet de La Réunion, Jacques Billant, avait annoncé des mesures pour protéger l’île de ce variant sud-africain qui était à nos portes.

Désormais, les motifs impérieux sont obligatoires pour voyager entre La Réunion et Mayotte. De plus, les voyageurs doivent tous présenter un test PCR négatif au départ de La Réunion, quelque soit leur destination. Enfin, les autorités imposent une septaine de précaution à tous les voyageurs qui arrivent dans l’île.

La semaine dernière déjà, le Conseil scientifique avait pointé du doigt le risque de propagation du variant sud-africain à La Réunion et Mayotte. Désormais, les deux départements français de l'Océan Indien sont touchés.

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