Un week-end de "marche dan feu" pour de nombreux pénitents malbars

Dans l'Est à Ravine-Creuse, au temple des Casernes à Saint-Pierre ou encore dans l'Ouest à la Saline, de nombreux fidèles malbars ont marché sur le feu ce week-end.

Comme chaque année, dans plusieurs temples hindouistes de l'île ce week-end, des fidèles marlbars ont marché sur la braise.
 

Des célébrations pour la déesse Pandialé

Après 18 jours de carême et s'être privés du réveillon, qu'est ce qui peut bien encore les pousser à marcher sur des braises incandescentes ?

Dans le Mahabharata, livre sacré de l'hindouisme, la déesse Pandialé doit traverser un brasier sans se brûler afin de prouver sa virginité à son époux Aldunin. Les fidèles malbars en font de mêmes affrontent la douleur dans une action de grâce. Ils souhaitent aussi expier certaines de leurs actions et assouvir un engagement personnel.
 

Les premières marches de l'année

Au temple des Casernes à Saint-Pierre, la cérémonie s'est déroulée hier, samedi 1er janvier 44 marcheurs on tenté de dompté le brasier. Sur place de nombreuses personnes : curieux, fidèles ou touristes, venus assister depuis la rue à la cérémonie.

(Ré)écoutez le reportage de Sophie Person :

Marche sur le feu à Saint-Pierre


A la Saline-les-bains et à la Ravine Creuse, c'est ce dimanche 2 janvier que les pénitents ont marché sur le "carré de feu". Près de 2000 autres fidèles étaient venus pour encourager les pénitents.

(Re)voyez le reportage de Thierry Chapuis à la Saline-les-bains :

Comme chaque année, c'était jour de marche dan feu aujourd'hui pour la communauté malbar

 

Une date qui n'est pas liée au hasard

A La Réunion les dates des marches sur le feu du début d'année est liée à la période des jours non-travaillés par les engagés indiens à la fin du 19ème siècle. Ils étaient alors libérés quelques jours pour célébrer le Pongol, la fête des récoltes ou encore les marches sur le feu. Elle correspond aussi à la fin de la campagne sucrière vers la mi-décembre, au moment où les fidèles commencent leur carême.

(Re)voir l'interview de Céline Ramsamy Giancone, docteure en histoire :

Céline Ramsamy Giancone, invitée du Journal