Vélo électrique : 300 euros d’aide pour les plus défavorisés

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Le vélo à assistance électrique: un mode déplacement "doux". ©istock
Les aides de l'Etat pour l'achat d'un vélo électrique sont revues à la hausse ce lundi 15 août. Le bonus passe de 200 à 300 euros pour les personnes à faibles revenus.

Que dit le nouveau décret ?

Le bonus maximal pour l'achat d'un vélo électrique passe de 200 à 300 euros et ne sera plus conditionné au versement d'une aide de la part d'une collectivité territoriale. Il reste réservé aux personnes dont le revenu fiscal par part est inférieur à 13.489 euros.

Pour les personnes en situation de handicap et celles dont le revenu fiscal de référence est inférieur ou égal à 6.300 euros, l'aide pourra aller jusqu'à 400 euros.

Ces aides sont valables du 15 août au 31 décembre 2022.

Dans l’île, les ventes ont explosé depuis deux ans…

La démocratisation de l’assistance électrique a permis à de nombreuses personnes de renouer avec le vélo, il permet d’affronter plus sereinement les  nombreux dénivelés qui jalonnent le département.  Mais ce n’est pas le seul facteur qui explique le regain d’intérêt pour ce mode de déplacement doux .Selon Andry Ralidéra, responsable commercial dans magasin de cycle à St-Pierre, le confinement a généré un déclic. Davantage de clients, de tous âges, actifs comme retraités, sont venus acheter un vélo pour à la fois alléger leurs bilans carbone et leurs dépenses en carburant.

… mais le réseau peine à s’adapter aux cyclistes

Face à un marché en plein expansion, ces incitations financières sont évidemment saluées par le spécialiste du cycle .Les modèles d’entrée de gamme ne négocient rarement en dessous  de 1000 euros, et l’aide n’est appréciable que si les dossiers sont simples à instruire.
Andry Ralidéra redoute les lourdeurs administratives qui peuvent décourager, tout comme l’état des pistes cyclables dans l’île car le prix est loin d’être le seul frein à l’achat d’un vélo électrique. D’après le vendeur, le réseau est" encore trop  limité", et il ne répond pas à l’exigence première des cyclistes : le sentiment de sécurité.