Le collectif STAUP demande le retrait du STAU

aménagement du territoire saint-pierre (spm)
collectif staup
©SPM la 1ère
Le collectif STAUP s'organise à Saint-Pierre et à Miquelon pour s'opposer au schéma territorial d'aménagement et d'urbanisme. Ce mercredi 5 février, plus de 250 personnes se sont rassemblées pour en discuter en attendant d'aller encore plus loin.
Les membres du STAUP réclament tout simplement le retrait du schéma territorial d'aménagement et d'urbanisme.

Ces citoyens se sont regroupés au sein d'un collectif qui compte déjà plus de 1500 membres (sympatisants et abonnés) sur les réseaux sociaux depuis sa création le 31 janvier dernier.
 

De la colère à l'action

Ce mardi 4 février, un premier rassemblement avait débouché sur des échanges tendus au sein de l'hôtel du territoire.

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Le collectif avait alors remis au président de la collectivité une motion visant à annuler le STAU, et notamment sa partie sur le découpage des propriétés privées à Saint-Pierre, Miquelon et Langlade.
 

"Il y a des possibilités très conséquentes de modifications et d’améliorations" - Stéphane Lenormand, président du conseil territorial


Stéphane Lenormand a bien tenté de contenir la colère des manifestants en expliquant que ce document n’était pas encore entériné et qu’il y avait "des possibilités très conséquentes de modifications et d’améliorations", mais ses mots n’ont pas entièrement convaincu l’assemblée, à l’image de Nicolas Théault, co-fondateur du STAUP, pour qui "le problème, c’est que les gens n’ont plus confiance".  
 

La parole se libère

Ce mercredi 5 février, le collectif allait plus loin en organisant sa première réunion publique au cœur de la salle des fêtes de Saint-Pierre.

Plus de 250 personnes étaient rassemblées pour échanger et voter plusieurs décisions à main levée à commencer par une demande d’annulation pure et simple de la délibération qui officialisait le STAU en avril 2019.

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De très nombreuses personnes se sont exprimés pour évoquer la situation et envisager des moyens d’actions à l’image de l’ancien président du conseil général, Marc Plantegenest, ou encore d’Henri Lafitte qui avait le sentiment que "la parole se libérait pour la première fois depuis fort longtemps" avant de dénoncer "la légèreté et le manque de respect vis-à-vis de la population".  

Le collectif demande également à instaurer des restrictions au droit de préemption dont la collectivité dispose sur tous les terrains de l'archipel depuis 2017 et que certains considèrent comme "une atteinte aux droits de propriété et de succession".  
 

La population attendue et les élus "convoqués" ce samedi

A court terme, le collectif appelle la population à se rassembler de nouveau ce samedi 8 février devant l'Hôtel du Territoire.

Un courrier a été envoyé aux élus pour leur demander de venir sur place pour répondre à la motion déposée mardi dernier.
Courrier STAUP
Courrier transmis par le Collectif STAUP au conseil territorial à l'issue de la décision prise lors de la réunion publique du mercredi 5 février.
Si le STAUP compte aller au bout de son action pour essayer de réécrire l’avenir du territoire avec plus de concertation, Morgan Detcheverry, insiste pour sa part sur la nécessité de ne pas tomber dans le piège de la violence ou des gestes déplacés.

Pour ce membre du collectif, "Les attentes sont fortes, mais il faut que le mouvement reste pacifique pour être compris et légitime".
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