Coronavirus : entre boutiques fermées et confinement, des commerçants à la peine à Saint-Pierre et Miquelon

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magasin saint-pierre joue club
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Portes closes et chiffre d'affaires en chute libre. Comme dans la France entière, les commerçants de Saint-Pierre et de Miquelon sont inquiets et comptent sur les aides publiques et le chômage partiel pour sauver leurs entreprises et se projeter dans l'après-crise.

Pour tous le même mot d'ordre : tenir. À Saint-Pierre et Miquelon, les commerçants sont parmi les premières victimes des mesures d'exception décidées par les autorités afin de ralentir le coronavirus. 

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A l'exemple de Laurence Guibert, à la tête de quatre magasins locaux. Chiffre d'affaire quasi nul, de rares ventes en ligne loin de suffire à combler le manque à gagner des fermetures.
 

Une trésorerie mise à mal

Malgré le placement de ses dix salariés en chômage technique, la chef d'entreprise doit déjà puiser dans sa trésorerie afin d'honorer les dépenses obligatoires comme les salaires de début mars, les charges et les emprunts. Les aides promises par l'État seront essentielles pour relancer ses activités le moment venu.

" C'est toujours bon à prendre, déjà pour le maintien des salaires. Mais on reste dans le flou, on ne sait pas à quoi on aura droit, ni à combien. Je me demande qui va nous rendre le chiffre d'affaires qu'on aura perdu. " - Laurence Guibert, commerçante

 

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Chômage partiel aussi pour l'unique employée de Jacques Poulain, fleuriste à Saint-Pierre. Organisé en SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle), il ne peut que faire preuve de patience dans l'attente d'annonces gouvernementales spécifiques.

Des aides des organismes locaux

Pendant les six mois à venir, le commerçant peut néanmoins compter sur un rééchelonnement de ses échéances d'emprunt accordé par la banque. Les organismes locaux, telle la caisse de prévoyance sociale, ont également accepté de repousser certains prélèvements.

" Il faut être patient, ne pas perdre le moral. Respecter toutes les mesures et rester chez soi. Afin que la crise dure le moins longtemps possible. Moins elle durera mieux, nous entrepreneurs, on pourra s'en sortir. " - Jacques Poulain, fleuriste


Si les aides exceptionnelles du gouvernement demeurent vitales pour la survie de leurs entreprises, ces commerçants espèrent surtout la réouverture de leurs magasins au plus vite. Pour leur chiffre d'affaires évidemment, mais aussi pour le moral.

Reportage Claudio Arthur et Robin Droulez.

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