Érosion de l’isthme : la collectivité territoriale de Saint-Pierre et Miquelon va débloquer des fonds

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©Collectivité Territoriale de Saint-Pierre et Miquelon

La collectivité territoriale de Saint-Pierre et Miquelon doit débloquer 3,5 millions d’euros afin de réaliser de nouveaux travaux sur la route reliant Miquelon à Langlade. Ce chantier doit débuter dans les semaines à venir.

Bernard Briand, le président de la collectivité territoriale a annoncé lors de sa visite sur l’isthme de Miquelon-Langlade au point kilométrique 16 que la collectivité débloquerait 3,5 millions d’euros pour les travaux de la route. L’appel d’offre sera lancé prochainement, avec une prime à la rapidité afin d’inciter les entreprises à se manifester au plus vite. Depuis plusieurs mois, cette route est l’une des priorités des autorités.

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Le but est de faire les travaux le plus rapidement possible”, déclare Bernard Briand. Mais pour mobiliser cette somme d’argent, la collectivité est contrainte de repousser d’autres projets, parmi lesquels la pose de bitume qui devait se faire cette année.

Deux conditions pour réaliser les travaux

 

Si la collectivité débloque tous les fonds nécessaires à la réalisation de ces travaux, Bernard Briand a toutefois deux conditions. Tout d’abord, “du côté de l’État, sur la partie Sauveur il faut qu’il y ait des aménagements qui puissent être faits”, explique Bernard Briand.

 

Ensuite, “L’État très récemment a rendu un rapport sur le CEREMA et devra dès 2021 travailler sur le réensablement”, poursuit le président de la collectivité. “L’objectif c’est de faire des travaux qui puissent être durables dans le temps” mais aussi de “protéger les autres zones”. Les travaux engagés auront d’abord pour but de consolider l’ouvrage pour éviter un nouvel épisode d’érosion.

La protection du littoral est plutôt de la compétence de l’État et non pas celle de la Collectivité.

Bernard Briand


De cette manière, la collectivité et l’État seront amenés à travailler ensemble sur les travaux, même si jusqu’ici le dossier était source de tensions entre les deux entités. “Les deux types de travaux sont en lien”, continue Bernard Briand. “Il suffit que l’État se dise demain “voilà, on va travailler sur le réensablement” pour ainsi renforcer le littoral.

Du concassé et du géotextile sur la route de Sauveur

 

De l'autre côté des buttereaux, les travaux de protection et d'amélioration du chemin de Sauveur sont en phase d'être achevés. Les services de la DTAM ont placé du concassé sur une bande de géotextiles afin de renforcer et de rendre plus carossable le chemin. Cette couche de protection restera en place jusqu'au rétablissement de la route principale.

Malgré cette volonté d’effectuer les travaux le plus rapidement possible, la route principale entre Miquelon et Langlade ne devrait pas être accessible aux véhicules cet été.