La chasse au gibier de mer a toujours ses adeptes à Saint-Pierre et Miquelon

chasse saint-pierre (spm)
chasse cailloux saint-pierre
©SPM la 1ère

Moins prisée chez les jeunes, la chasse au gibier de mer est une tradition à Saint-Pierre et Miquelon. Aussi appelée chasse sur les cailloux, elle rassemble son lot de passionnés pendant l’hiver, qui n'hésitent pas à braver la mer avant le lever du jour pour aller chercher leur gibier.

Durant l’hiver, les chasseurs comme Marc-André Goiziou et Patrick Josseaume se lèvent à la première heure pour aller poser leurs leurres le long des côtes. À six heures du matin, alors que le jour n’est pas encore levé, les deux chasseurs prennent la direction du Sud de Saint-Pierre pour leur partie de chasse au gibier de mer.

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Patrick Josseaume explique que l’on trouve surtout “du moyac et beaucoup de cannes de roche”. Mais pour ces dernières, la chasse est interdite. Les deux chasseurs vont donc se concentrer sur le moyac. Le chasseur regrette que leur nombre diminue au fil des années.

Claudio Arthur a suivi Patrick Josseaume et Marc-André Goiziou lors de leur sortie de chasse : 
 


  

Cache-cache avec le gibier

 

Une fois le rocher trouvé, l’un des deux chasseur doit débarquer sur le caillou, pour ensuite préparer le dispositif de chasse. Il faut jouer de prudence avec la mer qui va et vient, mais Marc-André Goiziou est habile et connais bien l’endroit. Ensuite, les statues doivent être mises à l’eau, une affaire de quelques minutes, qui servent de leurre pour attirer le gibier. 60 statues au total, divisées en deux jeux de 30 individus.

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Pendant ce temps, son camarade s’éloigne en bateau pour ne pas effrayer les oiseaux de mer. Marc-André, en place, attend le gibier. “Depuis le mois d’octobre on n’a pas pu venir chasser, soit à cause du vent ou du mauvais temps”, explique Marc André Goiziou, tout en gardant les yeux rivés vers le large. Très vite, le gibier arrive, le chasseur se positionne en quelques secondes et tire.

En moins d’une heure, les deux chasseurs atteignent leur quota de dix pièces, cinq par chasseur. Patrick Josseaume remonte les leurres à bord de l’embarcation et récupère Marc-André Goiziou sur le rocher.

À peine deux heures après leurs départ, les deux chasseurs regagnent le port de Saint-Pierre avec leur butin.

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