Un collectif de citoyens de Saint-Pierre et Miquelon créé pour défendre les intérêts de l’isthme

catastrophes naturelles saint-pierre (spm)
L'isthme sableux de Miquelon-Langlade
L'isthme sableux de Miquelon-Langlade ©Murzabov

L’association des résidents de Langlade organisait une réunion dimanche 7 mars pour discuter de l’avenir de la route sur l’isthme, suite à l’arrêté pris par la mairie de Miquelon-Langlade. Les personnes présentes ont décidé de créer un collectif pour défendre leurs intérêts.

Une centaine de personnes ont répondu à l’appel de l’association des résidents de Langlade. Alors que la route qui relie Miquelon et Langlade est fermée entre le point kilométrique 16 et le point kilométrique 18 en raison des récents épisodes d’érosion, la mairie de Miquelon-Langlade a pris un arrêté pour restreindre le contournement par le lieu-dit Sauveur aux déplacements essentiels uniquement.

"À un moment donné il faut qu’on nous laisse vivre aussi"

Au cours de la fin de semaine, cet arrêté a attisé la colère de la population. Lors de la réunion organisée par l’association des résidents de Langlade dimanche 7 mars dans la salle des délibérations de la mairie de Saint-Pierre, ils ont été nombreux à critiquer cette mesure : "On veut rester sur l’archipel et profiter de ce qu’on a !

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Pour les participants, il faut préserver l’isthme de Miquelon-Langlade. Ils ont contacté différentes structures, comme les chasseurs, les pêcheurs plaisanciers de Saint-Pierre et de Miquelon-Langlade, les coureurs de l’isthme et tous sont d’accord avec eux, sur la nécessité de rouvrir la route le plus vite possible. Au terme de la réunion, ils ont décidé de créer un collectif.

"Je pense que cet arrêté est un peu trop restrictif"

Interrogé par SPM la 1ère, Franck Detcheverry, maire de Miquelon-Langlade a admis que son arrêté était " trop restrictif ". "Je comprends le mécontentement, j’ai beaucoup réfléchi pendant le week-end", a-t-il poursuivi. Il doit rediscuter avec son équipe municipale pour l’aménager, mais il indique qu’il faut rester vigilant : "Si jamais une brèche se faisait et qu’un goulet venait à se former là, je devrais veiller à la sécurité des personnes."

Pénalement, si jamais il y a un souci parce qu’on  ne peut pas accéder à Langlade et qu’il y a un problème avec une personne, même si cette personne est contre cet arrêté aujourd’hui, le nom qui figurera sur la feuille ce sera le mien. 

Franck Detcheverry

 

Il salue toutefois la création du collectif annoncée au terme de la réunion de dimanche soir, "c’est très important pour être entendu", a-t-il souligné. Il a également précisé qu’il souhaite que l’État et la Collectivité trouvent un terrain d’entente pour "que le chemin de Sauveur soit mieux aménagé pour protéger la zone et sécuriser les déplacements des personnes." Mais pour Franck Detcheverry, l’emprunt de ce détour doit rester occasionnel : "Il faut vraiment mettre les moyens pour que [la route de l’isthme reste] l’accès principal à Langlade."