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Transports : Vers une amélioration de la desserte aérienne et maritime entre Wallis et Futuna.

Une mission du Conseil général de l’environnement et du développement durable œuvrant au côté du ministère de la transition écologique et des transports est actuellement sur le territoire.Objectif: élaborer une étude pour une amélioration de la desserte aérienne et maritime inter-ile.

 

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La priorité des deux missionnaires du conseil général de l’environnement et du développement (CCGED) est la liaison aérienne et maritime entre Wallis et Futuna. Depuis leur arrivée, mercredi dernier, 10 avril, les deux experts, Christian Assailly et François Marendet enchaînent les rencontres avec les décideurs du territoire pour réfléchir sur une éventuelle amélioration de la liaison domestique inter-ile. Pour rappel, la ligne est subventionnée par l’Etat à hauteur de 65% et 35% par le territoire. Par conséquent leur premier objectif est de  faire faire des économies à l’Etat et au territoire.  

Première piste de réflexion élaborée: l’achat de nouveaux avions. La desserte de Futuna pourrait être améliorée avec de nouveaux avions permettant d’être moyennement dépendant du vent du nord précise Christian Assailly : ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts.

Actuellement, on fait des locations, il est probable que l’achat d’avion reviendra moins cher que des locations sur une durée un peu plus longue qu’à l’heure actuelle ou elle est de 5 ans. Une durée de plus de 7 ans me paraît plus de nature à réduire le cout de l’exploitation de la ligne. »


Pour renforcer la liaison inter-ile, il faut exploiter la voie maritime. La mise en place d’un ferry entre Wallis et Futuna a été examinée également par les experts et les acteurs du territoire. Un projet en ce sens existe déjà au fenua. Ce projet a été présenté par la société Wallisienne et Futunienne de Transport (SWFT) en 2018. Il s’agit d’un ferry avec une capacité de 120 personnes. Beaucoup plus de passagers, beaucoup plus de bagages par rapport au Twin Otter. Or pour une mise en place d’un ferry, il faut tenir compte des conditions de sécurité et d’exploitation du navire précise François Marendet, ingénieur des ponts, des eaux et des forêts.

Dès qu’on dépasse une capacité de 12 passagers, on a des conditions de sécurité, de construction de navire à respecter et qui sont largement supérieur quand on peut transporter moins de 12 passagers. Il faut tenir compte de ce point dans le raisonnement économique. Et puis sans doute en matière maritime, d’autres problématiques du territoire que l’on regarde en termes d’assistance en mer etc. qui ne sont pas actuellement couvertes réellement au niveau de l’action de l’Etat en mer sauf à faire appel au MRCC de Nouméa »   


Sur la liaison internationale Wallis-Fiji-Nouméa, les experts n’ont pas fait de propositions pour l’instant. Pas de baisse du prix des billets d’avions en vue. Un rapport sera rédigé à l’issu de cette mission et sera remis au ministère des Outremers et des transports fin juin.


 

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