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Le très haut débit poursuit son développement en Outre-mer

L’ARCEP, (Autorité de Régulation des Communications) a publié le mardi 23 mai, un état des lieux des communications électroniques en Outre-mer pour l’année 2016. Les consommations vocales mobiles et fixes sont très disparates entre les différents départements.

3G, 4G, 5G... Bientôt des vitesses de transmission folles ? © phonandroid.com
© phonandroid.com 3G, 4G, 5G... Bientôt des vitesses de transmission folles ?
  • Par Jean-Claude SAMYDE
  • Publié le
Premier constat : l'usage de l'internet mobile reste faible, l'attribution des licences 4G ayant eu lieu en fin d'année 2016. La prochaine vague d'étude prendra en charge l'arrivée de la 4 G dans tous les territoires. Le revenu réalisé par les opérateurs dans les départements d’outre-mer s’élève à 1,2 milliard d’euros HT en 2016, en baisse de 1% par an environ depuis quatre ans. Le recul constaté provient de celui des services mobiles, 702 millions d’euros en 2016, en baisse de 2,5%, comme l’évolution du nombre de cartes SIM dans ces départements. En revanche, grâce à la progression du nombre d’accès à haut et très haut débit, et en particulier du très haut débit, le revenu des services fixes continue de croître (+1,9% en un an) pour atteindre 484 millions d’euros en 2016. Le revenu provenant des services de télécommunications en Outre-mer représente 3,7% du marché national.
© Arcep
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Recul des cartes prépayées

Le nombre d’accès à internet par le réseau fixe progresse grâce au très haut débit, tandis que le nombre de cartes SIM diminue sensiblement pour la troisième année consécutive. En Martinique comme dans certains départements, Le recul du nombre de cartes SIM provient exclusivement d’un repli du nombre de cartes prépayées. À l’inverse, le taux d’activité de ce type de contrats continue de croître en 2016. À l’image de la France, le nombre de forfaits progresse, à un rythme contenu dans la zone Antilles-Guyane, de l’ordre de 2 à 3% en un an. La consommation vocale (fixe et mobile) augmente de 2% en un an alors qu’elle est stable en métropole.  
© Arcep
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Les fréquences 4G ne sont pas encore comptabilisées

Sur les réseaux mobiles, la croissance de l’usage de données ainsi que le recul de l’utilisation des SMS se confirment. L'utilisation des réseaux mobiles pour l’usage de l’internet reste au moins deux fois inférieure au niveau national, l’attribution des licences 4G ayant eu lieu à la fin de l’année 2016. En Martinique, comme dans les autres DOM, la consommation mensuelle moyenne de données s’élève à 412 Mo par mois et par carte, contre plus de 1,2 Go au niveau national. 
Autre divergence par rapport à la France, le volume de SMS diminue en Outremer, et ce depuis quatre années consécutives (-5,4% en 2016), alors qu’il s’est stabilisé en 2016 en métropole, après deux années de croissances contenues. 

Le nombre d'abonnement internet croît

Chez nous le nombre d’abonnements internet à haut et très haut débit continue de croître, à un rythme de près de 4% en un an (+3,3% en 2015). Pour l’ensemble de nos départements, la part du trafic au départ des postes fixes représente un tiers du volume global de communications (fixes et mobiles). Selon les données, le haut débit ou le très haut débit capte plus de six minutes émises sur un total de 10, soit une croissance de 10 points en un an. 
© Arcep
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Consommation et revenu
Le revenu des services mobiles dans les DOM s’élève à 702 millions d’euros HT en 2016. Il représente environ 5,0% du marché total depuis quatre ans. 
La consommation moyenne par client augmente de 6 à 8% dans chacun des départements contre +1,7% à Mayotte. Néanmoins, c’est dans ce département d’outre-mer que l’usage des communications vocales mobiles est le plus élevé (3h35 par mois et par ligne, contre 3H05 en Martinique, 2h40 en Guadeloupe et Guyane et 2h25 à la Réunion). 
La consommation de données depuis les réseaux mobiles atteint 12 400 teraoctets en 2016 soit 1,2% de la consommation au niveau national. Cette proportion s’est légèrement affaiblie en 2016 (1,5% en 2015). En effet, la croissance du volume de données est importante (+46,5% en un an) mais bien inférieure à celle constatée au niveau national (+85,9%), notamment en raison de l’absence d’offres 4G en 2016 dans nos territoires. 

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