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Crise coutumière : le Préfet adresse un courrier aux deux grandes Chefferies

Le Préfet Marcel Renouf a adressé un courrier aux deux grandes Chefferies. Une expression publique après plus d'une semaine de silence volontaire.

Le Préfet Marcel Renouf pendant l'entretien avec l'équipe de Wallis et Futuna 1ère
Le Préfet Marcel Renouf pendant l'entretien avec l'équipe de Wallis et Futuna 1ère
  • Par René Lataste
  • Publié le
Pour la première fois depuis l'aggravation de la crise et l'intronisation de deux Rois à Wallis-Uvea le Préfet Marcel Renouf s'est exprimé sur cette situation inédite.
Il l'a fait dans un courrier adressé aux deux grandes Chefferies. C'était vendredi dernier, le jour de l'arrivée de "AMOS" qui allait se transformer en cyclone.

Attentes de la population

Nous avons rencontré le représentant de l'Etat cet après-midi pour en savoir plus sur cette missive qui est entre les mains des deux grandes Chefferies.
Il souligne en début d'entretien qu'il "est extrêmement attentif aux attentes de la population. Je sais que les attentes sont très grandes." Il constate que "beaucoup attendent de moi-même telle ou telle chose". Quel est le contenu de ce courrier? De la part de son auteur -le Préfet- nous n'en saurons pas plus.

Dans cette lettre il évoque sa vision de la situation "et je ne vous en dirai pas plus". En quelques phrases il explique le sens de sa démarche : "Cependant je veux rappeler queques grands principes qui doivent dicter ma conduite. C'est d'abord le respect de la légalité et le respect des institutions qui sont elles-aussi si particulières (...) nous devons nous respecter les uns les autres (Assemblée territoriale, autorités coutumières, préfet) et surtout respecter scrupuleusement les compétences des uns et des autres."


Respecter les compétences de chacun

Poursuivant son raisonnement le Préfet engage chacun à trouver à son niveau les solutions aux problèmes posés "dans l'intérêt général" en laissant de côté les intérêts particuliers. 
Interrogé à deux reprises -avec un peu d'insistance...- sur la conclusion -semble-t-il logique...- de ce raisonnement : "cela veut dire qu'il ne faut pas demander au Préfet d'arbitrer quoi que ce soit?" il répond... sans répondre : "écoutez, je crois avoir dit ce que j'avais à dire.et je pense qu'il est nécéssaire maintenant d'en rester là." Fin de l'entretien.

Nous avons bien entendu interrogé les deux grandes Chefferies. Elles confirment avoir reçu ce courrier où le Préfet pose les données de la situation telles qu'il les a exprimées. Respect des compétences de chacun, paix sociale, rappel que l'Etat ne peut s'immiscer dans les affaires coutumières.

Comme le Préfet, les deux grandes Chefferies se donnent le temps du recul et de l'analyse. Elles ne souhaitent donc pas s'exprimer aujourd'hui sur ce courrier. Il couche par écrit des éléments jusque-là énoncés oralement.

Le calendrier et les cérémonies ou commémoration associées à venir va être intéressant à observer. La Saint-Pierre Chanel le 28 avril (mais cela concerne surtout Futuna!), 30 avril et messe du nonce apostolique annoncée à la cathédrale, 1er mai et fête de Mua, le 8 mai. 

Combien de temps le statu quo actuel -et le rappel des principes réglementaires et légaux-  vont perdurer? Personne à ce jour ne peut le dire... même s'il existe une volonté partagée de ne pas créer d'incidents.












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