Bois Rouge : tout roule, mais pour combien de temps ?

Des cachalots devant l'usine de Bois Rouge
Redémarrage en douceur de la campagne sucrière à l'usine Bois Rouge dès 6 heures ce matin.
Les planteurs et leurs cachalots étaient au rendez-vous très tôt pour livrer la canne. L'usine réceptionne et peut de nouveau broyer les 8000 tonnes de cannes à sucre attendues pour cette journée de reprise.
Les planteurs étaient présents depuis 5h ce matin, devant l'usine de Bois Rouge pour livrer la canne. "Exit" les problèmes techniques, la campagne sucrière peut redémarrer tout doucement mais sûrement.

La réception et la livraison se font normalement, après 10 jours d'arrêt d'une campagne lancée le 9 juillet dernier.

Il y a encore une semaine, il y avait 10 500 tonnes de cannes à sucre stockées sur la plateforme.
Hier, ces cannes en souffrance ont été broyées, aujourd'hui le process fonctionne de nouveau et la plateforme redémarre à niveau 0.

Une campagne en dents de scie

Ce sont 30 000 tonnes de cannes à sucre qui ont été broyées, depuis le début de la campagne sur l'usine de Bois Rouge, les usiniers attendent 850 000 tonnes d'ici la fin de la campagne, mais rien n'est plus sûr aujourd'hui.
Des planteurs livrent la canne

Le récent passage de la tempête Fakir a laissé des traces également dans les champs de cannes. Outre les pannes techniques, ce sont aussi et surtout les conditions météorologiques qui déterminent la richesse en sucre de la production.

Aucune date de fin de campagne n'est avancée par les usiniers et les planteurs, mais l'objectif est de ne pas terminer trop tard en raison des grosses chaleurs et des intempéries qui risquent de compromettre la récolte.
 
Usine de Bois Rouge à Saint-André

En 2017 la campagne sucrière avait démarré tardivement en raison de nombreux désaccords entre agriculteurs et Téréos. Elle s'est achevée le 20 décembre dernier. Rien que sur l'usine de Bois Rouge, il y a eu 1 million de tonnes de cannes à sucre de broyées, un record jamais atteint auparavant.

(Re)Voir le reportage d'Indranie Petiaye et Philippe Hoareau
 
©Réunion La 1ère


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