20 août, journée mondiale du moustique : Une journée pour rappeler son impact dévastateur sur la santé mondiale.

Moustique porteur de la dengue
C’est le 20 août 1897, que Sir Ronald Ross fait une découverte révolutionnaire : ce médecin et bactériologiste anglais, prix Nobel en 1902, établit un lien entre les moustiques et la transmission du paludisme. 3.618 espèces de moustiques ont été répertoriées à ce jour. Seule une centaine pique les êtres humains. Le moustique est considéré comme « l’animal » le plus dangereux de la planète. Il transmet plus d’une douzaine de maladies, virales ou parasitaires. Parmi elle la dengue. La Guadeloupe est d’ailleurs actuellement en phase épidémique de dengue

Le moustique est le 1er vecteur de maladies virales et parasitaires chez l’homme. 1 million de personnes meurent chaque année d’une maladie transmise par les moustiques aedes, anophèles ou culex.

Parmi les plus répandues figurent :

  • Le paludisme. On estime à 619 000 le nombre de décès dus au paludisme dans le monde en 2021. C’est pourtant une maladie que l’on peut prévenir et guérir. 
  • Le chikungunya. Sa présence a été identifiée dans plus de 110 pays d’Asie, d’Afrique, d’Europe et d’Amérique. Il n’existe actuellement aucun vaccin approuvé ou traitement spécifique.
  • La dengue. Près de la moitié de la population mondiale est aujourd’hui exposée au risque de dengue.
  • Le zika. Il est depuis peu associé à de graves handicaps congénitaux comme les microcéphalies et à des complications neurologiques.
  • Le Virus du Nil occidental. C’est une maladie neurologique mortelle chez l’homme. Mais environ 80 % des personnes infectées ne présentent aucun symptôme.
  • La fièvre jaune : 200.000 cas par an et 30.000 décès. Un vaccin existe et protège longtemps.
  • D’autres maladies transmises par le moustique sont moins connues : l’encéphalite japonaise, l’encéphalite de Saint-Louis, la fièvre de la vallée du Rift, la filariose lymphatique…

Le nombre d’apparitions de ces maladies a presque été multiplié par 4 depuis 50 ans et leurs apparitions sont nettement plus fréquentes depuis 25 ans (depuis les années 1980). En 10 ans, le moustique-tigre a par exemple colonisé 70% l’hexagone.

Le changement climatique, l’urbanisation et la pollution lumineuse (qui empêche le moustique d’entrer en hibernation en quelque sorte), les déplacements de personnes, de marchandises, et la faculté d'adaptation du moustique et sa grande résistance aux médicaments et aux pesticides, sont quelques-uns des principaux facteurs de risque à l’origine de l’augmentation du nombre d’épidémies de parasites et de virus dans le monde.

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Enfin, s'agissant de la dengue, la circulation du virus s’intensifie dans l’archipel guadeloupéen et reste particulièrement active dans les communes de Saint-François et de Trois-Rivières selon « Santé Public France».
82 cas ont été confirmés la semaine du 7 au 13 août, 240 cas cliniquement évocateurs ont été enregistrés.
Notez que sur 32 communes de Guadeloupe, seules 4 n’ont recensé aucun cas depuis le début de l’année.