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Pôle Caraïbes : les passagers devraient partir quand même

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A l'aéroport, la queue
Devant la porte d'embarquement, la file d'attente ©clp
En cette fin de journée, la confusion règne à l'aéroport Pôle Caraïbes qui subit son second blackout en moins de 24h. Des dispositions sont cependant prises pour que les vols aient tout de même lieu. 
« Les passagers vont repartir. Tout sera fait pour que le retard accumulé depuis hier soit comblé. Nous avons trouvé un accord avec les compagnies aériennes et nous le respecterons ». Voilà l’annonce officielle qui est faite à Pôle Caraïbes après le second blackout en 24h. Comment une telle décision peut-elle être prise, alors même que, dans l’aéroport, il n’y a pas d’électricité ?


A la main, comme dans l’ancien temps

La bonne nouvelle, c’est que la tour de contrôle a de l’électricité. L’autre bonne nouvelle, c’est que sur la piste, ce soir, il y aura de l’électricité. La première mauvaise nouvelle, c’est que les passagers auront à porter eux-mêmes leurs valises. La seconde mauvaise nouvelle, c’est que l’enregistrement se fera à la main… Dans ces conditions, et malgré les toutes petites bouteilles d’eau distribuées dans les files d’attente, on peut comprendre l’agacement de certains.


Patatras ! plus d’électricité

Ce matin, tout allait bien, à en croire le directeur de l’aéroport : « tout est réparé, nous avons procédé à différents essais et maintenant tout fonctionne. Les vols vont reprendre, tout se passera bien ». Il aura suffit de quelques heures pour que les prévisions les meilleures s’effondrent. Cet après-midi, un nouveau blackout s’est produit à Pôle Caraïbes. L’aéroport n’a plus de courant, plus d’électricité. Résultat : pas de climatisation, une chaleur insupportable, qui amène, immanquablement, de l’énervement.


Scandaleux pour l’image de la Guadeloupe

L’image de la Guadeloupe risque d’être minée par ce double blackout. Déjà, les touristes qui vivent la panne, affirment qu’ils feront une « contre publicité » pour notre destination. Certains, poussent jusqu’à dire : « C’est fini pour nous, ici. Nous ne reviendrons plus ». Une autre, installée dans une file d’attente, m’interpelle : « Madame, je me revoie dans l’agence de voyages. J’avais le choix entre Punta Cana, Cuba et la Guadeloupe. J’ai choisi la Guadeloupe malgré le fait que c’était plus cher. Aujourd’hui, je le regrette ».


Sabotage ?

Comme toujours, lorsqu’aucune explication cohérente n’est donnée lors de tels événements, les rumeurs courent. Et ce sont les plus folles qui courent le plus vite. On entend, ci ou là, dans les files, à l’aéroport : « C’est un sabotage. Une installation soi-disant réparée et testée, ne peut pas être de nouveau en panne, juste quelques heures après sa réparation ». Quoiqu’il en soit, pour le moment, c’est bien l’image de l’aéroport Pôle Caraïbes, et à travers lui, l’image de la Guadeloupe, qui est écornée.

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l'allée des arrivées devant l'aéroport ©clp
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juste en face de l'aéroport ©clp
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valises, chariots et chaleur ©clp
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la luminosité se fait de plus en plus faible... ©clp
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l'attente au snack ©clp
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De l'autre côté, un gros porteur vient d'atterir ©clp
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les forces de l'ordre sont présentes ©clp
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des files impressionnantes ©clp
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les agents des compagnies aériennes sont particulièrement mis à l'épreuve ©clp

 

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