Braquages : ingérables ?

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©catherine le pelletier
Alors que les gérants de stations-service ont annoncé la fermeture de leurs commerces dès demain jeudi 13 juin pour une durée illimitée, les braqueurs s’en donnent à cœur-joie. 2 stations services ont encore été braquées hier. Josette Borel-Lincertin pousse un cri d’alarme.

Un gros butin assuré

Hier soir, 2 stations-service ont été braquées : Cap sur la route Baie-Mahault/Lamentin et Total, à Petit-Bourg, vers Basse-Terre. Les voleurs se sont emparés de la totalité des caisses des stations. Il faut dire qu’ils étaient assurés d’un gros butin, puisque depuis l’annonce de la fermeture pour une durée illimitée des  stations-service à partir de jeudi, les automobilistes se sont rués pour faire le plein et des réserves. Résultat : des caisses pleines.


Braquages illimités en Guadeloupe

Désormais, chaque jour qui passe comporte son lot de braquages en Guadeloupe. L’archipel risque bien de remporter un triste palmarès, avec des actions de plus en plus violentes et ciblées. Les braqueurs sont désormais armés, de façon systématique. Parallèlement, ils se cachent sous des déguisements qui empêchent aux témoins de les reconnaître. Résultat : il y a au moins un braquage réussi chaque jour en Guadeloupe, sous la menace d’armes.


Réaction des politiques 

Face à cette situation alarmante, des responsables politiques interpellent le gouvernement en lui demandant d’agir au plus vite, avec des moyens spécifiques. C’est par exemple le cas de Josette Borel-Lincertin, présidente de la Région Guadeloupe, qui, dans un courrier à Manuel Valls, Ministre de l’Intérieur, propose plusieurs pistes pour renforcer la sécurité. La semaine passée c’était Ary Chalus, Maire de Baie-Mahault qui interpellait le Gouvernement à l’Assemblée Nationale. Force est de constater qu’un très lourd climat d’insécurité règne en Guadeloupe. Les répercussions sur l’économie risquent de provoquer des dégâts tout aussi lourds.