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Les gérants de stations services demandent du temps

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Patrick Collet, président du syndicat des gérants de stations-service et Marcelle Pierrot, Préfete de Guadeloupe (archives) ©Guadeloupe 1ere
Les acteurs du secteur étaient conviés en préfecture hier pour parler du décret de fixation des prix du carburant. Les gérants de stations demandent à l'Etat d'attendre avant d'appliquer le texte.
Ce décret continue de faire des vagues. Les gérants de station service s'étaient réunis à Paris il y a quelques semaines pour parler de ce texte. Ils avaient annoncé leur intention de lancer un mouvement le 15 décembre prochain pour exprimer leurs craintes pour leurs emplois. Victorin Lurel avait donc promis des larges concertations avec tous les acteurs du secteur dans les différentes préfectures d'outremer tout en affirmant son intention de faire appliquer le décret au 1er janvier prochain. Une date qui fait peur aux responsables de stations. 

Prendre son temps

Lors de cette grande table ronde du carburant hier, les gérants ont demandé à l'Etat, via Marcelle Pierrot, de ne pas faire passer le texte au 1er janvier 2014. Ils préconisent d'attendre encore quelques mois. Ces professionnels veulent ainsi prendre le temps de se préparer à ce changement dans la fixation des prix. Une requête que la préfète a entendu sans vraiment la comprendre puisque les négociations sur ce décret durent déjà depuis plusieurs mois. 

Les pétroliers sont vite partis

Les compagnies pétrolières ne sont pas restés longtemps hier lors de cette table ronde en préfecture. Ce sont pourtant sur les choix de ces dernières que repose la polémique. Les gérants prévoient en effet une mobilisation mi-décembre par crainte que les pétroliers ne change l'organisation du secteur. Ces derniers envisagent de placer les stations en gestion directe et de mettre en place des pompes automatiques. L'Etat souhaitant rogner les marges de ces firmes, elles entendent ainsi récupérer leur manque à gagner. Le syndicat inter-régional des gérants affirme que cela pourrait provoquer la destruction de milliers d'emplois directs en Guadeloupe.
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