Incendie du "bazar chinois" de Pointe-à-Pitre, l’heure du verdict

justice
tribunal de Basse-Terre
©clp
8 personnes avaient trouvé la mort le 21 décembre 2007 dans l’incendie d’un commerce. C’est un pétard qui était à l’origine du drame. Sept mineurs, collégiens lors des faits, étaient poursuivis. 
L’incendie de la rue Sadi Carnot de Pointe-à-Pitre remonte à un peu plus de six ans mais est encore présent dans les mémoires. Le drame avait alors ému la Guadeloupe entière. Ce mercredi 29 janvier 2014, après 2 jours d’audience à huis clos, le tribunal pour enfants de Pointe-à-Pitre a rendu son jugement.


Le verdict

Les chefs d’accusation des collégiens sont sérieux : « homicides involontaires » et « tentative de vol en réunion ». Toutefois, les prévenus n’ayant pas été reconnus coupables d’avoir agi en bande organisée, leurs peines sont diverses. Prononcées au « cas par cas », elles sont sensées refléter de ce que chacun avait effectivement fait ce 21 décembre là.
Le principal mis en cause écope de 18 mois de prison dont 16 mois avec sursis pour homicide involontaire et tentative de vol en réunion. C’est lui qui avait allumé le pétard à l’origine de l’incendie. C’est aussi le seul à être condamné pour homicide involontaire.
Deux autres jeunes sont condamnés à des peines allant de 5 à 6 mois de prison dont 4 mois avec sursis pour tentative de vol en réunion.
Un autre est reconnu coupable de complicité d’assistance pour tentative de vol. Il avait conduit un autre jeune à vélo sur les lieux, tout en sachant qu’ils allaient voler des pétards. Sa peine : 3 mois de prison avec sursis.

Les trois autres prévenus dans cette affaire sont relaxés. Parmi eux, deux jeunes défendus par Maître Anne-Marie AREKIAN-MATHURIN. Elle s’est exprimée à l’issue du procès, écoutez la :

Maître AREKIAN procès bazar chinois


Maître Marie-Claude COLOMBO représentait une des parties civiles. Voici son sentiment sur cette affaire :

Maître colombo procès bazar chinois


Jeannette Monza a perdu sa sœur et sa nièce dans cet incendie. Elle considère que les véritables responsables n’ont pas été jugés. Sa réaction :

Monza procès bazar chinois


(Propos recueillis par Peggy Robert)

Trois des jeunes condamnés sont repartis du tribunal menottes aux poignets. Ils étaient déjà impliqués dans d’autres affaires avant le procès.
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