Après une pollution de l’eau au mercure dans plusieurs sections abymiennes, l’incomprehension d’Eau Excellence

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Usine eau Perrin Cap Excellence
©Cap Excellence
Le 14 août une alerte était émise par l’ARS pour un taux de mercure supérieur à celui autorisé, dans l’eau de sections aux Abymes. Aujourd’hui, plus aucune trace, selon les dernières analyses réalisées par Eau d’Excellence qui ne comprend pas les premiers resultats.
Le 14 août dernier, la ville des Abymes, sur son compte Facebook, publiait un communiqué concernant la qualité de leau distribuée dans certaines sections. C’est l'Agence régionale de Santé qui avait lancé l’alerte, et déclarait que l'eau émanant de l'usine de Perrin était impropre à la consommation. 
Trois jours après, la restriction était levée. 
 

Incompréhension du côté d’Eau Excellence 

L’alerte émise par l’ARS avait été faite après la mesure d’un taux de mercure 3 fois supérieur à celui autorisé. Aujourd’hui, Eau d’excellence affirme n’en avoir trouvé aucune trace et s’interroge sur ce résultat. Puisque la collectivité avait aussi immédiatement procédé à des contrôles, et affirmé n’avoir trouvé aucune trace de mercure. Incompréhension donc, devant ce résultat des services de l’Etat.
"J’ai appelé le chef d’usine pour lui demander s’il y avait eu des faits marquants, s’il y avait eu des nettoyages particuliers, qu’est ce au’il y aurait pu avoir pour nous amener cette pollution", explique Virginie Tara, responsable qualité de l’eau à Eau d’excellence. Rien n’a été décelé, selon elle.
Des contre-analyses ont été réalisées 4 jours après et sur 4 lieux différents : à la sortie de l’usine, sur l’eau brute non traitée, à la caserne des pompiers, à Dothémare et a la clinique de l’Espérance. Aucune trace de mercure na été relevée. 
 

Peut-être une pollution ponctuelle

Alors que s’est t- il réellement passé sur le réseau d’eau des Abymes au niveau de l’usine de Perrin ? 
Le mercure peut être très dangereux pour la santé… Il pose particulièrement problème quand il se retrouve dans l’environnement. Un danger difficile à contrôler. Pour Jacques Molinier, maître de conférences en physique à l’Université des Antilles il peut s’agir d’une pollution ponctuelle. "Les petites piles de 3 volts, plates et rondes sont au mercure. On peut les retrouver dans la nature et il peut y avoir eu une pollution très ponctuelle, qui après s’est diluée et que l’on n’a pu retrouver". Ou d’une analyse fausse, "le bidon n’etait pas propre, il peut avoir une erreur", réagit-il. 

Eau d’Excellence a indiqué qu’elle se réservait le droit de porter plainte contre X.