Au Moule, des collégiens réalisent un documentaire pour entretenir le devoir de mémoire autour de l'esclavage

histoire
crime contre l'humanité
©Ch. Danquin

A l'occasion de la 6ème édition du concours national La Flamme de l’égalité, les enseignants sont invités à mener avec leurs élèves un projet sur l'histoire des traites négrières. Un concours remporté, à l'échelle de l'académie, par cette classe du collège Général-de-Gaulle au Moule.

Se souviennent et pour certains découvrent leur passé méconnu. Un retour au présent avec cette mise en lumière sur des zones d'ombres et ses confidences lourds de sens de ces élèves de quatrième. 

Ce 10 mai est la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leur abolition. Cette année, ce jour marque également les 20 ans de la loi Taubira qui reconnaît la traite et l'esclavage comme "crimes contre l'humanité".

A cette occasion, ces 25 élèves du collège Général-de-Gaulle du Moule ont réalisé un documentaire sur l'histoire des traites et des captures, sur la vie des esclaves et les luttes pour l'abolition, sur leurs survivances, leurs effets et leurs héritages contemporains. Des histoires qui n'ont pas laissés ces collégiens indifférents.

 

Même si il y'a eu l'esclavage, on peut surmonter cette épreuve, et on a la chance de participer à ce projet.

Kewan

 

Différencier histoire et mémoire

Un projet porté par Emilie Lacroix. Cette enseignante d'histoire et de géographie a voulu travailler sur la différenciation entre histoire et mémoire, en abordant les lois mémorielles et le principe de la reconnaissance de ce passé.

Emilie Lacroix, enseignante d'histoire et de géographie

On a travaillé d'abord sur histoire et mémoire. Pour moi, il est essentiel de distinguer la mémoire, de l'histoire en montrant que l'histoire est objective et ne fait pas appel aux sentiments alors que la mémoire fait appel aux émotions et qu'on a besoin des deux. 

Emilie Lacroix, enseignante d'histoire-géographie

 

Entre mémoire et histoire, l'émotion et les faits, une classe pour en parler. Des collégiens qui souhaitent en finir avec le crime comme un envol mémoriel vers une vraie liberté.