Les autorités renforcent les actions contre la propagation de la dengue en Guadeloupe et à Saint Martin

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MOUSTIQUES
Alors que la Martinique déplore un premier décès causé par la dengue, en Guadeloupe, l'épidémie a débuté en mi-Octobre. Plus de 5000 cas ont été enregistrés. Comme le recommande le Programme de surveillance, d'alerte et de gestion des épidémies un comité s'est réuni ce mardi en Préfecture
Ce  4ème comité sur la dengue présidé par le préfet de Région, était en premier lieu l'occasion de déterminer les objectifs des actions à mener pour lutter contre la dengue. Il va donc s'agir de faire le point sur cette épidémie qui touche encore la Guadeloupe. Les cas graves sont stabilisés et les Guadeloupéens habitués à gérer la maladie.
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Reste qu’il faut maintenir un effort appuyé pour détruire les gites larvaires, ces petites retenues d’eau où pondent les moustiques. Des gites qu’on trouve surtout dans les carcasses de voiture, les pneus abandonnés ou encore dans tous les objets pouvant contenir de l’eau. Pour empêcher la dengue de s’étendre, il faut lutter contre le moustique. Et en pleine saison touristique, d’autres problèmes se posent…

Ronan Ponnet Guadeloupe La 1ère

Campagne très active à Saint Martin


A Saint-Martin, c'est fin janvier que la phase épidémique a été déclenchée. Si les autorités enregistraient 40 cas chaque semaine, aujourd'hui on compte une centaine par semaine. L’ARS et la Préfecture déploient une campagne plus importante de communication et d’affichage des messages de prévention et de lutte dans les médias locaux et sur les réseaux sociaux.
Les agents de la lutte anti vectorielle (LAV) de l’ARS continueront de repérer et traiter les gites à moustiques autour des points sensibles (hôpital, écoles, bâtiments publics) ; de faire la communication de proximité et de fournir les poissons (golomines) pour le traitement des citernes.
Un partenariat avec la Croix Rouge doit être finalisé dans les prochains jours pour démultiplier le nombre d’opérateurs formés et capables d’aller à la rencontre des habitants pour les informer du risque, les former à l’observation de l’environnement et à la destruction des réserves d’eau non protégées dans et autour des habitations.
 
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Des habitudes à prendre

Les bons gestes sont essentiels à rappeler ce stade : se débarrasser des eaux stagnantes, retirer les encombrants ou coupelles susceptibles de constituer des gîtes, couvrir les citernes, utiliser des répulsifs, porter des vêtements longs et en cas de fièvre, consulter un médecin.
L’objectif espéré de ces actions est de diminuer l’impact de la maladie sur la population et d’éviter la survenue des cas graves nécessitant une hospitalisation.
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