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Avis de tempête pour les Chambres de Commerce et d'Industrie

Une réforme envisagée par le gouvernement de leur mode de financement est à craindre, selon de nombreux présidents de chambres consulaires, d’autant que la taxe pour frais de chambre, un élément constitutif majeur de leur budget, a été abaissée de 17% cette année.

  • C. Borda
  • Publié le
Les coups de rabot ne semblent pas vouloir s’arrêter, pour les Chambres de Commerce et d'Industrie. Un processus à la baisse entamée surtout en 2009, et qui devrait se poursuivre si l'on en croit les informations filtrées depuis Bercy.
Principale cible des divers gouvernements : la taxe pour frais de chambre, l’un des supports financiers majeurs des compagnies consulaires. Elle fait à nouveau l’objet de ponctions.
Elle vient en effet de voir son plafond réduit de 150 millions d’euros,  par rapport à l’an dernier, dans le cadre de la loi de finance 2018. Baisse qui pourrait être maintenue sur 4 ans. Son produit s’élèvera cette année à un peu plus de 750 millions d’euros. Bien loin du milliard et demi, atteint il y a 6 ans.
Et Bercy ne compte pas s’arrêter là. Envisageant de revoir le modèle économique des Chambres de Commerce et d’Industrie, leur financement pourrait ne plus s’effectuer sur la base de cette taxe, mais via des prestations facturées aux entreprises. 
Il pourrait aussi se faire par le biais d’un rapprochement avec les conseils régionaux. Les perspectives sont donc sombres aux yeux de nombreux présidents. Des suppressions d’emplois sont à prévoir, ainsi que la réduction de certains services, ont-ils indiqué.
Ils devraient afficher une position commune lors de l'assemblée générale des présidents de Chambre de Commerce et d'Industrie qui se tiendra la semaine prochaine à Paris. 
 

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