A Basse-Terre, bras de fer politique autour de l’avis de la Chambre régionale des comptes

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Basse-Terre
©R. LAMI
Marie-Luce Penchard fait front. La maire de Basse-Terre a répliqué au dernier avis de la Chambre régionale des comptes. Si l’édile se défend, l’opposition fait aussi feu de tous bois.

 
Marie-Luce Penchard, maire de Basse-Terre, n’a pas souhaité attendre le conseil municipal qui se tenait ce mercredi soir en mairie, pour faire le point sur deux aspects financiers de sa gestion de la ville.
 

Une embauche qui fait débat

Elle d’abord tenu à donner sa vérité concernant l’embauche d’un directeur de cabinet pour 160 000 euros par an, selon les sages de la Chambre régionales des comptes… 112 000 euros par an selon la maire, Marie-Luce Penchard, tout en précisant que cette embauche a été soumise au contrôle de légalité de l’Etat.
D'où ce conseil municipal plus divisé que jamais, notamment sur le recrutement de cet ancien directeur de cabinet. L’opposition en revanche a fait bloc pour contester d’une même voix cette pratique.
"Quelle ville de 11.000 habitants dont la moitié de la population vit avec moins de 1.000€ mensuels se paie un directeur de cabinet à 10.000€ par mois ?" a t-on entendu durant le conseil municipal de Basse-Terre de mercredi soir. Les explications ou plutôt le manque d’explication de la part du maire de Basse-Terre, ont laissé un élu pantois. Il s’agit de Sonia Pétro.

Sonia Pétro, conseillère municipale d'opposition (Basse-Terre)

Des réactions que ne comprend pas la maire de Basse-Terre.

Marie-Luce Penchard, maire de Basse-Terre


Un déficit d'un million selon la maire 

Mais le point important de l’ordre du jour était la question des comptes de la ville, après le dernier avis de la Chambre régionale des comptes. Marie-Luce Penchard a tenu à minimiser le déficit qui touche le chef-lieu, en écorchant au passage la CASBT et sa présidente Lucette Michaux-Chevry.
Pour la maire de Basse-Terre, les dotations non versées par la Communauté d'agglomération impactent le budget. De même que les investissements et emprunts contractés.
Selon ses calculs, le déficit de la ville serait plus proche d'un million d'euros. 

Marie-Luce Penchard

Mais l'explication de texte ne convainc pas André Atallah, conseiller municipal d'opposition à la ville de Basse-Terre. 

André Atallah, conseiller municipal d'opposition, ville de Basse-Terre


 
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