Retraites et conditions de travail : infirmiers libéraux et kinésithérapeutes se mobilisent

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©Eric Stimpfling
Des infirmiers libéraux et kinésithérapeutes sont rassemblés devant l’Agence Régionale de Santé à Bisdary (Gourbeyre), pour protester contre la dégradation de leur situation professionnelle.
Ils arrivent peu à peu sur le lieu de rassemblement, devant le siège de l'ARS, l'Agence Régionale de Santé, à Bisdary (Gourbeyre). En effet c'est le matin, que les infirmiers libéraux se déplacent le plus au domicile de leurs patients. Ils sont finalement plus d'une cinquantaine, infirmiers et kinésithérapeutes. Tous partagent le même quotidien, une dégradation de leur situation professionnelle. A la réforme de la retraite qui va engendrer pour eux une augmentation des cotisations, s’ajoute une forfaitisation des actes médicaux, qui elle, entraine une baisse de leurs revenus.
 
Kiné en colère
Infirmiers libéraux et kinésithérapeutes devant le siège de l'ARS à Bisdary (Gourbeyre) ©Eric Stimpfling

Une délégation mixte de 15 personnes est reçue par Valérie Denux, directrice de l’ARS, afin d'évoquer les difficultés de leurs professions. Résultat, l'annonce de la tenue d'une réunion entre les services de l'Etat et les représentants des syndicats infirmiers, demain. Mais le collectif, à l'initiative du rassemblement n'étant pas "représentatif" au regard de la loi, n'est pas convié...
 
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Valérie Denux, Directrice de l'ARS reçoit la délégation d'infirmiers et de kinésithérapeutes ©Eric Stimpfling

En revanche, les blouses blanches ne rejoindront pas finalement les blouses noires devant le Tribunal de Basse-Terre, comme annoncé. 
Les avocats ont choisi un autre mode d’action, en bloquant l’audience du tribunal des affaires sociales au Palais de Justice de Pointe-à-Pitre.Tous les dossiers enrôlés par la chambre des affaires sociales ont par conséquent été renvoyés en avril prochain. Idem pour les dossiers inscrits à l’audience du tribunal correctionnel. 

À noter, un clash ce matin entre les avocats du barreau de Guadeloupe et un confrère parisien qui a demandé que son dossier soit retenu. Âgé de 80 ans, il soutient que "la réforme des retraites ne le concerne pas..." Son dossier a également été renvoyé après intervention de plusieurs membres du Conseil de l’ordre.