Le climat s'électrise dans le ciel des compagnies aériennes régionales

coronavirus
Aéroport pole Caraibe
Patrons et salariés des compagnies aériennes expriment leur mécontentement. Air Caraïbes et Air Antilles Express s'estiment les oubliées du gouvernement. Le président d'Air Antilles Express a poussé un cri de colère sur nos antennes et mis à l'index la préfecture. 
Voilà deux mois que le ciel a retrouvé sa quiétude. Depuis plusieurs semaines et en raison de la crise sanitaire, les compagnies aériennes ont été sommées, de clouer leurs avions au sol. 
Après un arrêt total de l’activité, les salariés des compagnies aériennes Air Antilles et Air Caraïbes demandent une reprise du travail. Ils constatent que leurs compagnies sont les oubliées des mesures gouvernementales d’accompagnement à la reprise. Selon eux, tout est facilité pour la compagnie nationale Air France, ce qui met en danger l’avenir et la santé économique de leur compagnie.

Franck René est délégué syndical SNPNAC à Air Caraïbes. Pour faire entendre leur voix, les syndicats d’Air Caraïbes et d’Air Antilles se sont réunis en Intersyndicale.

Franck René, délégué syndical SNPNAC


Les salariés de ces compagnies aériennes réclament aux autorités une date de reprise d’activité et dénoncent le monopole organisé de la compagnie Aérienne Air France, ce qui incontestablement, selon eux,  aura une répercussion sur l’offre de prix.
Thierry Bonnardel est délégué syndical.
 

Thierry Bonnardel, délégué syndical

Faute d'autorisation, Air Antilles a suspendu ses vols programmés entre la Guadeloupe et la Martinique.

Hier soir, Air Antilles a informé sa clientèle de la suspension immédiate de ses vols entre la Guadeloupe et la Martinique.

En effet, la compagnie avait programmé et commercialisé des vols réguliers entre les deux départements dans le respect des arrêtés préfectoraux des 13 et 15 mai 2020, sauf à considérer que la Martinique ne fasse pas partie intégrante de l’Union Européenne.


La compagnie se dit victime systématique de refus d’autorisation de vol par la Préfecture de Guadeloupe, et est aujourd’hui contrainte d’interrompre ses liaisons entre les deux îles jusqu’à nouvel ordre.

Air Antilles s'insurge contre "ces décisions de refus persistantes, totalement indépendantes de sa volonté." 

Aussi, la compagnie s’interroge sur les critères d’attribution de ces autorisations qui ne permettent qu’à une seule compagnie d’opérer la desserte entre les deux départements.


Ecoutez Eric Koury, Président du Conseil d'administration de la Société caribéenne de transport, il était l'invité de notre journal de 13h, interrgogé par Sophie Vingadassalom
 

Eric Koury, président du conseil d'administration de la Société caribéenne de transport


Interrogée, la préfecture n'a pas répondu.