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CONFINEMENT : "Bay fos, pran fos" au son du Ka, à 21h00, tous les soirs.

coronavirus
Ka
Depuis le dimanche 22 mars 2020, le son du ka s'élève, la nuit, à 21h00, pendant 15 minutes. Une belle idée de tambouyés de l'archipel, pour mieux supporter, tous ensemble, l'actuelle période de confinement.



 
Alors que nous sommes tous dans l'obligation de nous confiner, pour tenter d'endiguer la propagation du Covid-19, une poignée de fervents défenseurs de la culture locale, parmi lesquels Elie DOMOTA et Teddy PELISSIER, a lancé l'idée de faire résonner les Ka de l'archipel, à heure fixe, tous les soirs. Une idée qui a vite remporté l'adhésion de nombreux tambouyés, toutes générations confondues, confirmés et débutants.
C'est ainsi qu'à 21h00, pendant 15 minutes, tous jouent le même des sept rythmes du GwoKa guadeloupéen.

Le fait est que les léwoz aussi ont subi un coup d'arrêt, en cette période de crise. Des moments de communion qui, ainsi, sont à nouveau partagés, même à distance.

Pour ajouter une touche de spiritualité à cette initiative, les participants allument une bougie, avant de commencer à jouer, pour demander aux ancêtres leur protection.

Le Maître Ka, Teddy PELISSIER revient sur la génèse de cette initiative :
Le son du Ka pour suporter le confinement.
En famille, ils étaient plusieurs à suivre le rythme, la nuit du 22 mars 2020. Ce soir-là, c'était un kaladja. Florilège de vidéos qui ont circulé, le lendemain, sur les réseaux sociaux :

"On lyannaj pour nou pran fos", avait annoncé Elie DOMOTA.
Et mission accomplie, dès le premier soir. D'où la satisfaction du secrétaire général du syndicat UGTG, ce lundi 23 mars :

Sa bèl, sa bèl, sa fò. Ou té di sé kon lè kòk ka chanté. Yonn ka réponn lòt. Sé konsa vibrasyon la travèsé péyi an nou. Nou pa ka obliyé jaden la, kilti, agrikilti liyanné. Pa ni kilti san tè, san rapò a Nonm a la tè, kidonk a lavi. Alòs, tout Moun ki pré, ANNOU fè on ti jaden, menm adan on pòt a flè. Nou pati pou démwa konfiné. Kon di Virapin, nou konfiné men nou pa kondané. Nou konfiné men lalit ka kontinyé. Kenbé fò.

ELIE DOMOTA

Elie DOMOTA
©Elie DOMOTA