Le conseil scientifique a rendu son avis sur les modalités d'entrée dans les territoires d'Outre-Mer

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Le Conseil scientifique a émis son avis sur les modalités d'entrée en Outre-Mer. Il préconise un déconfinement prudent. L'un défi pour les autorités, estime t-il, est maintenant d’organiser le flux des voyageurs, en particulier pour le rapprochement familial et les activités professionnelles.
 
Selon le conseil scientifique, les mesures mises en place par les autorités en Outre-mer ont été globalement efficaces et ont limité l'épidémie, mais « le maintien sous contrôle de l’épidémie est impératif afin de ne pas réintroduire le virus là où il n’est plus présent et de limiter sa transmission au maximum là où il est encore actif. »


Une épidémie en régression dans 6 territoires

Le conseil scientifique observe que 6 territoires ont réussi à maintenir l’épidémie sous contrôle, et à la faire régresser  grâce au confinement, au contrôle du trafic aérien et maritime, à la quatorzaine des arrivants, à l’isolement des personnes infectées et au suivi actif des personnes contacts. Il s’agit de la Guyane, la Réunion et la Polynésie française et  la Guadeloupe, Saint-Martin, et la Martinique.


 

Selon le conseil scientifique, les Agences Régionales de Santé et Santé publique France surveillent toujours activement plusieurs clusters au sein desquels quelques cas d’infections se déclarent régulièrement.
 


Renforcer le dispositif sanitaire de dépistage et d’isolement

Il estime que la disparition des cas de Covid-19 pourrait intervenir dans les semaines ou mois à venir.
 

La priorité, est  alors de ne pas relâcher, voire de renforcer, le dispositif sanitaire actuel de dépistage, isolement des malades et suivi actif des personnes contacts, tout comme en métropole.



Accroître la fréquence des transports de voyageurs seulement à partir du mois de juin

Le Conseil scientifique recommande de n’accroître la fréquence des transports de voyageurs, qu’à partir du mois de juin, en privilégiant les rapprochements familiaux et les déplacements professionnels.

 

Un équilibre à trouver entre une quatorzaine stricte et coûteuse ou souple mais risquée

Les experts scientifiques proposent trois options pour les voyageurs arrivant dans les territoires ultramarins, allant de la plus stricte et coûteuse mais la plus sécuritaire, à la plus souple mais au risque accru de Covid 19.

 

La quatorzaine en structure dédiée puis test PCR à privilégier autant que possible au regard de l’impératif de sécurité sanitaire

Selon le conseil scientifique, la quatorzaine en structure d’accueil dédiée, à l’arrivée, assortie d’une RT- PCR Covid-19 systématique pour tous les voyageurs en fin de quatorzaine, est "la stratégie qui assure la meilleure prévention de l’introduction de nouveaux cas de Covid-19 dans les territoires et est à privilégier, autant que possible, au regard de l’impératif de sécurité sanitaire."
 


La quatorzaine à domicile est possible mais augmente le risque d’une nouvelle chaîne de transmission

Le Conseil scientifique juge que si les conditions d’accueil à domicile permettent la distanciation physique et le respect des mesures barrières, « une quatorzaine à domicile supervisée est une option possible. Elle pourra être levée lorsque le test RT-PCR SARS-CoV-2 pratiqué en fin de période sera négatif. »

Selon le conseil scientifique,

cette option présente un risque de transmission intrafamiliale du Covid-19 et de création d’une nouvelle chaîne de transmission, dépassant le cadre familial.


La distanciation sociale et le  respect des mesures barrières devront alors être appliqués par toutes les personnes hébergées sous le même toit que le nouvel arrivant.
 
 

Demi-quatorzaine avant et après voyage : un risque accru

Cette troisième option permet de mettre en place une période de confinement strict à domicile de sept jours avant le voyage, suivie d’une période de confinement strict à domicile de sept jours à l’arrivée en outre-mer. Le Conseil scientifique la considère comme « acceptable mais attire l’attention sur un risque accru de Covid-19, si elle n’est pas appliquée strictement».

Il pointe :

 le risque lié à la rupture de la quatorzaine lors du déplacement.


En d’autres termes, entre le moment ou le voyageurs quittera son domicile et arrivera sur le territoire. Le conseil scientifique préconise pour cette option la réalisation d’un test RT-PCR SARS-CoV-2 dans les 48h précédant le voyage, en plus du test RT-PCR de fin de quatorzaine.

Quelle que soit la stratégie adoptée, tout symptôme suspect avant le départ ou après l’arrivée en outre-mer doit entraîner un test RT-PCR immédiat. Tout diagnostic de Covid-19 doit être suivi d’un isolement médicalisé et d’un suivi des personnes contacts.
 

Avis du conseil scientifique sur les modalités d'entrée en Outre-Mer