Covid-19 / Dengue : comment fêter les Saints et les Défunts sans s'exposer ?

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Cimetière de Basse-Terre
©Thierry Philippe
Excepté aux Abymes, les Guadeloupéens vont pouvoir respecter la tradition et célébrer les Saints, puis les Défunts, les 1er et 2 novembre 2020. Mais face à la Covid-19 et à la dengue, qui circulent toujours activement, dans l'archipel, chacun est appelé à respecter des gestes simples.

Face à la Covid-19

 
  • Quelle organisation en commune ?
A chaque commune son organisation, dans le cadre de la célébration des fêtes de la Toussaints, dans le contexte de circulation active de la Covid-19.
Hormis aux Abymes, les maires de l'archipel ont choisi de maintenir les cimetières ouverts, les dimanche 1er et lundi 2 novembre 2020, mais sur une plage horaire moindre qu'habituellement.
Nous vous proposions déjà un tour d'horizon, dans cet article :Les maires ont donc répondu aux préconisations du représentant local de l'Etat, qui est revenu sur ses consignes, lors de la conférence de presse de jeudi dernier : il est question de fermeture des cimetières à la tombée de la nuit, d'interdiction de vente ambulante à leurs abords et de réglementation de la circulation et du stationnement, autour de ces lieux de recueillement.
©Guadeloupe La 1ère
 
  • Quelles consignes individuelles ?
Le maître mot est "Maintien de la vigilance", de la part de chaque citoyen ; cela à un niveau élevé, puisque l’archipel est toujours classé en zone d’alerte maximale, face à l'épidémie de coronavirus.
L'arme qui a déjà fait ses preuves, selon le Préfet de la Guadeloupe, est la batterie de mesures barrière déjà déployées : port du masque obligatoire, distanciation (soit un mètre entre chaque personne, ou groupe de personnes), pas d'accolades ni d'embrassades, ou encore rassemblements familiaux limités à 6 personnes.
Les familles doivent étaler leurs visites, dans les cimetières, tout au long des jours dédiés à la célébration des Saints et des Défunts.
 

Face à la dengue

La dengue aussi fait des ravages, en Guadeloupe, comme nous l'évoquions, hier, dans cet article :
La seule arme efficace à notre disposition : l'élimination des gites larvaires de l'Aedes Aegypti, le moustique vecteur de ce virus potentiellement mortel.
Or, à l'occasion de la Toussaint, le risque est de créer des sites propices au développement de ces insectes ! En effet, l'eau des vases à fleurs, ou encore les lampions que nous allumons pour illuminer nos proches disparus sont synonymes d'aubaines pour nos ennemis.
Un rappel fait par la Directrice de l'Agence régionale de santé (ARS), Valérie Denux, jeudi :
©Guadeloupe La 1ère
Le sable humide est, donc, à privilégier, pour les pots de fleurs. Et les bougies fermées devront être retirées, sitôt après la célébration, afin que les moustiques ne s'y développent pas.
 

Des contrôles prévus

Les services de l'Etat ont prévu d'instaurer des contrôles, aux abords et dans les cimetières, durant ce week-end prolongé. Cela pour deux raisons : 

Dans le contexte de l’attentat de Nice, les forces de l’ordre et les polices municipales opéreront un renforcement de la surveillance des lieux de culte et des cimetières, notamment en cette période de la Toussaint, afin de permettre à chacun de se recueillir en toute sérénité. Des contrôles renforcés seront également menés tout au long du week-end aux abords des cimetières et sur les plages pour s'assurer du bon respect des mesures sanitaires.

Préfecture de la Guadeloupe

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