Cuba renonce à la hausse des tarifs d'électricité prévue pour 2021

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Electricité
ouvrier de la société d'électricité de Cuba ©Jean-Claude Samyde

Le gouvernement cubain a annoncé mardi 29 décembre 2020, renoncer à la forte hausse des tarifs de l'électricité, prévue initialement pour 2021. Une décision qui prend en compte le mécontentement de la population.

Il n'y aura pas de forte hausse des tarifs de l'électricité en 2021, Elle sera finalement moins élevée. "Le gouvernement a fait le choix de réduire les tarifs électriques" par rapport à "ce qui avait été annoncé initialement", a déclaré Marino Murillo, responsable de la mise en oeuvre des reformes économiques du Parti communiste cubain, lors d'une émission télé.

Le président Miguel Diaz-Canel a annoncé début décembre un ensemble de mesures économiques devant entrer en vigueur au 1er janvier 2021, en même temps que l'unification des deux monnaies qui ont actuellement cours dans l'île, un système unique au monde.

Parmi ces mesures, étaient prévues une augmentation de 525% du salaire minimum et de 450% des retraites mais également d'un certain nombre de prix de produits et services, parmi lesquels l'électricité.

Le mécontentement de la population

 

L'augmentation des tarifs d'électricité a entraîné un mouvement de contestation, qui s'est exprimé tant sur les réseaux sociaux que dans la presse cubaine.

Jusqu'ici, un cubain payait neuf pesos par mois (0,27 euro) pour 100 KiloWatts/heure (KW/h), un tarif qui devait atteindre 40 pesos (1,23 euro) dès le début de l'année prochaine. Le gouvernement envisageait de finalement porter ce tarif à 32,78 pesos (un euro).

Ces annonces suivent celle de l'unification des deux monnaies du pays, le peso (cup) et le peso convertible (cuc), créé il y a 26 ans à destination des touristes et ayant une parité d'un dollar, alors que le peso classique s'échange au cours officiel à 24 pesos pour un dollar

L'ajustement économique se produit alors que l'économie cubaine doit terminer l'année en recul de 11% en 2020, du fait de la pandémie du coronavirus, la pire chute en 27 ans, provoquée notamment par une quasi mise à l'arrêt de l'industrie touristique et le durcissement du blocus américain durant le mandat de Donald Trump.

Jean-claude SAMYDE avec AFP.

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