De longs jours de silence des médias nationaux autour de la découverte du docteur Henry Joseph

éditorial
Franck Aristide
©Guadeloupe la 1ère

Que n’ai-je entendu ou lu venant d’ailleurs ? Coup marketing... Pourquoi le laboratoire guadeloupéen "Phytobokaz" ne travaille pas avec l’INSERM, ou peut-on consulter l’étude ? D’où sort Damien Bissessar ? Quels sont ses travaux de recherches ? Ça, à la limite, c’était le tout venant...

La découverte du docteur Henry Joseph a été présentée le 11 février 2021. La  presse nationale a mis en moyenne dix jours pour réagir à l’annonce du Dr Joseph sur les pouvoirs bloquants de l’herbe à pic, sur la réplication des virus ARN tels que la COVID. Il a lui-même expliqué que désormais il fallait passer par l’étude clinique mais que cette découverte était un immense espoir.

Cette nécessité de poursuivre les recherches, toute la presse nationale l’a bien mise en valeur, en insistant bien moins lourdement sur les résultats de ses premiers travaux… Jusqu’aux termes employés par certains grands média.
Le Figaro du 19 février " vantée par un docteur guadeloupéen pour ses prétendues vertus contre la COVID"... Prétendu, le mot est à peine connoté.

Ou encore Le Parisien  "et le patron de Phytobokaz de rêver en l’occurrence à des cultures, des usines, du travail pour la jeunesse"…jusqu’ à la ministre de l’enseignement supérieur à la réponse d’une rare extrême prudence lors de son interpellation sur cette découverte…

Les clichés ont la vie dure

 

Alors je pense qu’il faut une fois de plus, remettre les pendules à l’heure, comme je le faisais il y a 25 ans lorsque j’étais étudiant à Paris : oui, nous allons à l’école chaussés, non, nous ne sautons pas en parachute des avions lorsque nous survolons la Guadeloupe, et oui, nous avons bien un aéroport international…

Mais, nous avons aussi des ingénieurs à la Silicon Valley, des hommes d’affaires qui font carrière à Singapour, des médecins qui s’illustrent dans leur spécialité, des avocats qui brillent dans leur plaidoirie au procès des attentats de Paris, des universitaires dont les travaux sont reconnus à l’international, des écrivains, des sportifs et des artistes aux palmarès incontestables et des chercheurs qui trouvent….

Et qui affirment eux même parce qu’ils connaissent leur métier, qu’il va désormais falloir passer à la phase clinique…Et s’ils connaissent tous leur métier et s’ils brillent, c’est parce qu’ils sont passés par les mêmes universités et les mêmes écoles que les autres.

Nous ne sommes pas que plage de sable blanc et cocotiers.

Pour ma part, je regrette juste d’avoir eu à le redire 25 ans après avoir fini mes études.

Franck Aristide