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Des démissions de cadres de la santé publique pour dénoncer la dégradation du système de santé français

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EPSM de Montéran
A l'instar de leurs homologues de l'Hexagone, plusieurs chefs de service et responsables médicaux des centres hospitaliers guadeloupéens ont annoncé leur démission... Ce mouvement national a été lancé afin de dénoncer les conditions de travail au sein des établissements publics. 
La Guadeloupe n’est pas en reste dans le mouvement dit du "collectif inter hospitalier",  cette vague de démission de "chefs de service" de "responsables médicaux" ou encore "universitaires" pour dénoncer la dégradation du système de santé français et singulièrement de l’hôpital.
 

6 démissions en Guadeloupe

Ils sont 1 200 signataires et démissionnaires un peu partout sur le territoire Français y compris en Guadeloupe. Selon un décompte local, on enregistre 6 démissions pour la Guadeloupe : 2 au Centre hospitalier universitaire, 1 au Centre hospitalier de Basse-Terre et 3 à l’ESPM, l’Etablissement Public de Santé Mentale, le centre hospitalier de Montéran.
Parmi eux, le docteur Michel Eynault, Directeur du service information et recherche médicale à l’EPSM.

Michel Eynault, Directeur du service Information et Recherche Médicale à l’EPSM

En Martinique, on compte 14 démissionnaires et 17 à la Réunion. 
 

Démissionner pour se faire entendre

Ces professionnels de santé, dans un courrier, adressé à la Ministre de la Santé d'alors, Agnès Buzyn, rendu public le 14 janvier dernier, indiquent avoir le sentiment de ne pas avoir été entendus. 
Un mois après, les soignants de l'EPSM lance une nouvelle missive, adressée cette fois au directeur de la structure. Ils y rappelent leurs revendications au niveau national : une augmentation du budget des hôpitaux supérieure aux 200 millions alloués chaque année, une hausse de salaire des soignants, un arrêt de la fermeture des lits, ainsi que la médicalisation de la gouvernance et l'association des équipes hospitalières aux décisions. 
Mais les revendications ne s'arrêtent pas là. Au niveau local, également, les soignants demandent des conditions garanties pour assurer des soins de qualité à la population et améliorer leurs conditions de travail. 
Mais comme leurs homologues sur presque tout le territoire français, ils annoncent finalement leur démission de leurs responsabilités administratives et de la commission médicale de l'Etablissement Public de Santé Mentale, afin de "faire réagir la Ministre de la Santé, le Premier Ministre et le Président de la République, l'ARS" et l'équipe de direction de l'EPSM.