Des dérogations à la septaine qui font grincer des dents mais qui s'expliquent

coronavirus
nouveau CHUG
©E. Stimpfling

Depuis le 18 janvier l'arrivée en Guadeloupe est conditionnée à un isolement de 7 jours mais la mesure ne s'applique pas à tout le monde. Parmi les exceptions, certains ouvriers et techniciens spécialisés qui interveinnent sur le chantier du nouveau CHU. Ils bénéficient d'une dérogation de septaine

Le nouveau CHU doit être livré en 2023 et rien absolument rien ne doit venir entraver la bonne marche du chantier. Rien pas même la COVID 19.

L’entreprise italienne Pizzarotti qui a décroché ce marché de 580 millions d’euros a envoyé dernièrement un mail pour le moins curieux à l’ensemble de ses sous-traitants

Mail dans lequel elle indique avoir obtenu une dérogation afin d’éviter la septaine à tous les sous-traitants devant se rendre sur le chantier du CHU. Pour se faire, ces derniers doivent remplir une demande par salarié. Un document qui est ensuite transmis au CHU, lequel fournit en retour la dite dérogation.

Dérogation Pizzarotti

Pour rappel, la mesure de septaine est effective dans notre département depuis le 18 janvier dernier (Voir Renforcement des mesures sanitaires : Un isolement de 7 jours pour les voyageurs arrivant en Guadeloupe)

Après quelques atermoiements, le CHU a finalement accepté de s’expliquer par l’intermédiaire de Cedric Zolezzi, le directeur général adjoint du CHU.

1er point, le nouveau CHU est un outil essentiel, covid ou pas, il doit être livré courant 2013 et donc certains travaux spécifiques doivent absolument être livré en temps et en heure.

nouveau chug en construction
©E. Stimpfling

C’est le cas actuellement pour la réalisation du bâtiment pilote où des éléments aussi différents qu’un bloc opératoire, une chambre témoin, ou un bout de couloir sont en cours de finition avant leur validation définitive. D’où le recours à des entreprises très spécialisés, basées dans l’hexagone ou encore en Europe.

De fait, 27 ouvriers et techniciens bénéficient d‘une dérogation de septaine sur les 500 qui travaillent actuellement sur le site de Perrin. Et il s’agit d’une dérogation uniquement à titre professionnel assure Cédric Zolezzi. Une fois leur travail achevé, ces 27 personnes ont l’obligation de retourner se cloitrer dans leur chambre d’hôtel pendant 7 jours.

Voilà pour la théorie, en pratique, personne ne vérifie.

Reste que l’affaire fait quelque peu désordre alors que le gouvernement vient d’annoncer le renforcement des mesures sanitaires. Mesures censées éviter toute propagation des variants sur notre territoire.