Deux jours de conflit et des résultats qui devront se concrétiser

Après la signature du protocole de fin de conflit, les différents barrages dans l'Archipel ont été levés. Et si certains points actés doivent faire l'objet de nouvelles discussions, les 28 organisations professionnelles membres du collectif se disent satisfaites du résultat obtenu.

Il s’agit en fait d’un protocole en plusieurs accords signés hier soir entre le collectif des 28 entreprises, les élus locaux, parlementaires, les EPCI et la préfecture de la Guadeloupe.

Le plus important, celui des dettes fiscales et sociales des entreprises. Le collectif espère un effacement total. Les parlementaires vont interpeler le gouvernement. Alexandre Rochatte le préfet de région le martèle, il n’y a que la loi qui puisse envisager cette suppression totale des arriérés. Un courrier en ce sens sera adressé au premier ministre. Mais là, c’est la grande incertitude sur la réponse de l’exécutif.

Au-delà, dans le réalisable, concrètement et sur place, ce sont les suspensions des ATD, les avis à tiers détenteurs, les poursuites et exploits d’huissiers. Un premier soulagement pour ces chefs d’entreprises. 

Le deuxième protocole est fourre-tout . Il concerne plusieurs points. Les discussions avec les établissements financiers pour la renégociation des prêts bancaires et l’étalement des impayés.

Le préfet va faire une incursion dans le conflit social de la sablière et de la carrière, en compagnie de la région et du département. C’est, mine de rien, un des points essentiels pour certains acteurs de ce collectif, passé un peu inaperçu. Avec la paralysie des sablières, les chantiers sont quasiment à l’arrêt. Les transports et les autres points de revendications ont été traités dans ce document.

Le dernier protocole a été placé en préambule de cette série de d’accords. Le constat d’une longue discussion d’hier et l’absolue nécessité pour les acteurs de se revoir avec un cycle de discussions, négociations et des ateliers pour réaliser ces protocoles d’accords par secteur d’activités.

En clair, au bout du processus, si le collectif a le sentiment de ne pas avoir tout réglé, les barrages pourraient bien refleurir.

Protocole d'accord de fin de conflit

Les revendications présentées au départ

 

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