Ecole Schoelcher au Moule : «Cette enquête n’est pas aux oubliettes»

éducation
école Sainte MARGUERITE
©R. Defrance

La communauté scolaire de l’école maternelle de Sainte-Marguerite et plus largement la population guadeloupéenne, attendent de savoir ce qui s'est passé dans la petite école du Moule. Un mois plus tard, y a-t-il eu des avancées dans l’enquête ? Oui, mais il reste beaucoup de travail.

« Cette enquête n’est pas aux oubliettes ». C’est le procureur de la République qui le dit. Selon Patrick Desjardins, le dossier n’est pas négligé. Loin de là. L’enquête avance même.

D’ailleurs, un suspect a été identifié puis auditionné par les enquêteurs. Il a finalement été mis hors de cause avec l’avancée des investigations.

La famille de la fillette par qui tout a éclaté, a porté plainte contre X, contre l’établissement et contre le personnel. Mais le parquet confirme que ce n’est pas le seul cas. Il y a un autre dossier. Celui d’un jeune enfant de l’école, de la même tranche d’âge et dont les parents ont eux aussi saisi la justice. Deux cas sont donc officiellement au cœur de l’affaire.

Une chose est sûre, la famille de la première fillette dit avoir toute confiance dans le travail des autorités en charge de mener l’enquête.

Elle prendra le temps nécessaire de l’avis du procureur mais « rien ne sera laissé de côté ».

Officiellement aucun fait nouveau n’est à rapporter depuis l’évocation des deux cas. Ce qui laisse à penser que l’auteur des faits sait que la justice est sur ses traces. Seule ombre au tableau, de l’avis d’une mère de famille concernée, le silence des autorités municipales ou académiques mais aussi au sein même de l’école. Un peu comme si une omerta régnait au sein de cette petite communauté scolaire rurale et intimiste.

Un sentiment d'abandon

Pour les proches de la fillette il était important de ne pas entraver un reprise qui s’est faite selon eux comme si de rien n’était.  Ils sont sceptiques sur l’envie de tous de faire avancer les choses. Notamment vu l’aspect « intimiste » de cette école rurale. D’où un sentiment d’abandon, exprimé par la mère de la victime 

Maman de la fillette

Un mois après, la fillette, suivie par un pédopsychiatre, n’a pas repris le chemin de l’école. Une privation triste mais nécessaire selon sa mère.

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