Employeurs cherchent employés désespérément

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©Guadeloupe
Aussi surprenant que cela puisse paraître, certains secteurs professionnels peinent à trouver des collaborateurs spécialisés dans certaines filières au nombre desquelles le BTP et le commerce. Et malgré tous les efforts mis en œuvres, certaines offres restent non pourvues pendant plusieurs mois.

C'est la dernière enquête menée en la matière par Pôle Emploi qui le souligne. Une enquête nommée « Besoins en Main-d’oeuvre (BMO) » des entreprises et qui montre cependant qu'en Guadeloupe, après deux années marquées par une crise sanitaire inédite, la reprise économique amorcée fin 2021 pourrait se prolonger en 2022.

Interrogées en fin d’année 2021, les entreprises guadeloupéennes font preuve d’optimisme : avec 17 305 projets, contre 15 915 en 2021, les intentions d’embauche progressent de 8,7 % (1 390 projets supplémentaires).

Ainsi, près de 7 intentions d’embauche sur 10 sont concentrées dans 15 métiers, dont plusieurs métiers liés à des activités « essentielles » valorisées durant la crise sanitaire. Ce sont les métiers d’aides à domicile et aides ménagère (+38,6%), d’employés libre-service (+45,1%), de formateurs (+37,4%), de jardiniers et paysagistes (+61,5%) et d’agents de sécurité et de surveillance, d’enquêteurs privés et métiers assimilés (+133,7%).
A l’inverse, plusieurs activités fortement impactées par les restrictions d’activités enregistrent une baisse de leurs intentions d’embauche. Il s’agit notamment des artistes (-9,3%), ou des ouvriers qualifiés du bâtiment, maçons, plâtriers, carreleurs… (-22,2%).

Recherche collaborateurs désespérément
. ©L. Gaydu

Mais l'enquête indique aussi que cette hausse des intentions d’embauche s’accompagne également d’une hausse des difficultés de recrutement anticipées : celles-ci concernent 46% des projets d’embauche, soit une augmentation de 7 points par rapport à 2021. Elles sont principalement ressenties dans les établissements de petite taille (moins de 5 salariés) et dans les secteurs du transport (60%), du commerce (56%) et de la construction (53%). Les difficultés prévues sont principalement attribuées à des problèmes de candidature (en nombre insuffisant ou des profils inadéquats).

Une situation décrite dans le reportage réalisé par Léo Fleurence et Ludovic Gaydu